Chicherit croit toujours au schuss final
DAKAR2011•Présentation du pilote Mini, skieur freestyle et blogueur de 20minutes...Romain Scotto, à San Miguel de Tucuman
De notre envoyé spécial à Cordoba (Argentine),
Retrouvez le blog de notre envoyé spécial...
Et le carnet de bord de Guerlain Chicherit...
Le regard perdu sur le capot de son voiture, Guerlain Chicherit mets des mots sur sa détresse. Dès la première spéciale du rallye, dimanche, le 5e du dernier Dakar a connu ses premiers soucis. Surchauffe au niveau des freins et près d’une heure dans la vue. Le quadruple champion du monde de free ride, qui partage son temps entre ski et sport auto, est pourtant loin d’être abattu. Son vécu sur la neige pourrait l’aider à revenir en course dans les dunes. Présentation du blogueur de 20minutes…
Un physique de touche à tout
Judo, vélo, wake-board, ski, ou voiture. Le garçon de 32 ans met son nez partout. A raison de trois heures par jour. «Il y a des trucs à prendre dans tous les sports. Un bon sportif est polyvalent. Le mec mono-technique est limité à un moment donné. Quand tu fais de tout, tu peux transposer tes qualités dans d’autres sports. Des sensations, de l’équilibre, un mouvement, un toucher...» Tout ce qui lui a permis de percer dès son arrivée dans l’univers du rallye-raid. Et lui permet aujourd'hui de croire en ses qualités pour se remotiver.
Un mental de perfectionniste
«Avec le ski, j’ai acquis le sens du détail, l’engagement, la passion, la rigueur. J’ai appris à gagner aussi. T’as plein de mecs champions de France de l’entraînement et en compétition, ils perdent leurs moyens.» Dans le bivouac, Chicherit reste pourtant une énigme. Un fonceur talentueux, capable de coups sur quelques spéciales, mais trop irrégulier sur deux semaines de course. Avant son départ manqué, il avait pourtant innové: «Je travaille avec un préparateur mental depuis six mois. Je n’avais jamais eu recours à cela pendant mes 15 années de haut niveau. Ça m’a aidé.» Son but, acquérir la patience nécessaire pour canaliser son côté «chien fou». «J’ai toujours eu la chance que tout marche bien tout de suite. Mais là, je me rends compte que ce n’est pas si facile que ça.» Il lui reste douze spéciales pour redresser la barre.
Le sens de la glisse
Comme l’équilibre à vélo, l’art de tracer des courbes ne se perd pas. Dans le baquet de son Mini, Chicherit évolue comme sur des skis. Notamment quand il s’aventure sur les terrains ensablés. «C’est pour ça que j’attends les dunes. Les grands espaces. Je ne suis jamais dans les traces des autres. Je joue, à droite à gauche, je surfe. J’ai l’impression d’être dans la poudreuse avec mes skis. Je joue vachement avec le relief. C'est pour ça que sur asphalte je ne suis pas bon. Ça manque de sel pour moi. C’est un peu le ski alpin avec des trajectoires bien tendues. Les dunes, c’est plus le free-ride.»



















