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Equipe d'Angleterre: Fabio Capello, faute de mieux

Equipe d'Angleterre: Fabio Capello, faute de mieux

FOOTBALLLe sélectionneur italien ne fait pas l'unanimité mais le Anglais s'en contentent...
Antoine Maes, à Londres

Antoine Maes, à Londres

De notre envoyé spécial à Londres,

Rien de tel qu’un pub de Picadilly à l’heure de la pause du midi pour aller chatouiller l’âme du football anglais. Alors que l’Angleterre de Capello s’apprête à recevoir les Bleus, le match a déjà commencé au comptoir cuivré du Saint James Tavern. Et les discussions tournent autour du sélectionneur italien des Anglais. «S’il est encore là, c’est parce que la fédération aurait dû payer 15 millions d’euros pour le faire partir», glisse Craig Crofts, la trentaine bien frappée, entre deux gorgées de Guiness. Un Italien aux commandes du navire amiral, ce n’était déjà pas gagné. Mais un Italien qui ne fait pas mieux que les autres, c’est loin d’être l’idéal.

«Il y a bien Arsène Wenger. Ah non, il est Français lui»

Il n’est pourtant pas le premier à venir de l’étranger pour tenter de redonner son lustre d’antan aux «Threee Lions». Mais l’échec à la Coupe du monde sud-africaine a définitivement rangé les espoirs tout au fond de l’armoire. Alors si on ne peut pas faire sans l’ancien coach du Milan AC, autant faire avec. «Ce n’est pas «the right man at the right place». Mais qui d’autre? Chez les Anglais, il y a Harry Redknapp, mais il n’a encore rien gagné. Il y a aussi Arsène Wenger. Ah non, lui il est Français. Et il n’accepterait jamais ce poste», rigole Terry Moat, minuscule supporteur des Spurs caché sous sa casquette. «De toute façon, la fédération ne fait plus confiance aux coachs anglais depuis Steve Mac Laren», renchérit Craig.

«Les places sont à 4 pounds, sinon le stade n’aurait jamais été plein»

Au fond, le vrai problème des Anglais n’est pas la couleur du passeport du sélectionneur. Plutôt ce désamour latent entre le peuple britannique et son équipe. «Pour le match contre la France, les places sont à 4 pounds, sinon, le stade n’aurait pas été plein. C’est bien, parce que du coup, on peut y aller. Mais c’est quelque chose qui ne serait jamais arrivé avant», note James Lilley, le 3e larron de la bande. Au fond, en attendant le retour au premier plan de la sélection, les fans anglais vivent repliés sur leur championnat. «Ici, le club passe en premier. C’est comme ça chez les joueurs. Et c’est comme ça pour nous aussi», promet Craig. Ces jours-ci, les gros titres de la presse sont d’ailleurs réservés à l’annonce du mariage du Prince Harry. Et Capello rame pour que le divorce entre la sélection et son public ne soit pas consommé.