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Coupe Davis: Tsonga renonce à la finale mais pas au voyage en Serbie

Coupe Davis: Tsonga renonce à la finale mais pas au voyage en Serbie

TENNISBlessé au genou, le Français est contraint de mettre un terme à sa saison...
R.S.

R.S.

S'il avait déjà en tête l'équipe qui affrontera la Serbie, en finale de la Coupe Davis, Guy Forget devra réviser sa copie. Dans les salons d'un palace parisien, Jo n'a donc pas convoqué la presse pour annoncer la prolongation de son contrat avec Kinder. Comme trop souvent, c'est bien une blessure qui l'a forcé à s'exprimer. La même que celle qui l'avait mis sur la touche pendant trois mois, entre juin et octobre. Un tendon rotulien gauche enflammé qui le pousse à «mettre un terme à sa saison» et faire une croix sur la finale de la Coupe Davis, début décembre.

Six semaines d'arrêt

Fataliste, mais pas larmoyant, il évoque l'un des moments les plus durs de sa carrière: «J'aurais voulu faire partie de cette aventure. Mais je n'ai pas le choix... Ce n'est pas la mort. Ce n'est pas tragique non plus. C'est triste, c'est une déception, voilà.» Avec ce forfait, l'équipe de France perd non seulement son leader tennistique mais aussi le principal épouvantail de Novak Djokovic, face à qui Tsonga présente un bilan positif.

Depuis sa reprise à Tokyo, le Manceau ne s’est pas donné le temps de souffler. En quatre semaines, il a enchaîné quatre tournois. «Mais je n’avais pas vraiment le choix si je voulais être du voyage à Belgrade», plaide le joueur, qui entame une période de six semaines d’arrêt mais pourrait tout de même embarquer pour la Serbie pour soutenir ses copains.

Porter les sacs, faire la cuisine...

«Je ne vais pas m’éloigner de l’équipe parce que je veux les soutenir. Je suis à leur disposition. Je me mets à leur service si Guy (Forget) pense que ça peut être un plus. J’ai pris assez de vacances comme ça. J’ai envie de me sentir utile.» Il semble peu probable de voir Tsonga lors du stage, mais on imagine mal le capitaine lui fermer les portes de l’équipe pendant la finale. Au tour précédent, face à l’Argentine, il avait déjà suivi la rencontre depuis le banc. Et accessoirement, porté les sacs des titulaires.

«Porter les sacs, faire la cuisine, je suis prêt à tout pour aider l’équipe… J’aime ces moments d’adrénaline et ce sera le cas lors de ce week-end-là. J’ai envie de le vivre avec les autres, même si mon nom ne sera pas sur le trophée.» Ce n'est pas pour un genou abîmé qu'il se privera d'une troisième mi-temps arrosée.