Gaël Monfils devra tenir la cadence
TENNIS•Le Parisien est le Français en forme du moment...Antoine Maes
Le classement ATP est trompeur. Si Gaël Monfils (14e) est toujours derrière Jo-Wilfried Tsonga (13e), la victoire du Parisien au tournoi de Montpellier, dimanche, fait de «la Monf’» le tricolore le plus en vue du moment. Surtout après avoir battu son copain et rival en demi-finale (7-6, 2-6, 6-4). Une performance tout sauf anodine, à cinq semaines de la finale de la Coupe Davis contre la Serbie, à Belgrade. «C’est le plus en forme. Il est encore un peu tôt pour parler de la sélection. Mais il marque des points, et ça doit rassurer Guy (Forget). Là-bas, il faudra se sentir très costaud dans la tête, et comme il avait perdu quelques finales, ce succès lui fera du bien», explique Patrice Hagelauer, le DTN tricolore.
Après sa victoire en finale face à Ivan Ljubicic (6-2, 5-7, 6-1), le Français a fait le bilan au micro de Canal+ Sport. «J’ai eu mon premier titre de l’année, le troisième de me carrière. Je savoure car je sais que les prochaines semaines vont être très dures mentalement. Pour l’instant, ce n’est que du bonheur et j’espère que ça va continuer.»
Une mutation à confirmer
Mais une question se pose. Alors qu’il doit encore s’avaler les tournois de Valence et de Bercy, Gaël Monfils est-il trop fort, trop tôt? «On croise les doigts pour qu’il ne soit pas entamé. Il reste encore cinq semaines, il faut attendre et espérer que tout aille bien», souhaite Patrice Hagelauer. D’ici Belgrade, «Sliderman» devra confirmer les bienfaits de sa mutation. Après quelques semaines de flottements, les modifications apportées par Roger Rasheed, son coach, commencent à porter ses fruits.
Le nouveau Gaël Monfils est plus constant, moins attentiste et semble ne plus subir les sautes d’humeur qui l’ont parfois fait sortir de ses matchs. «On sent qu’il a pris du poids. Il est plus régulier. Il joue aussi beaucoup plus près du filet, alors qu’avant il restait loin, même si c’est un excellent défenseur. Il a aussi amélioré sa volée. Ce genre de réglage, ça prend toujours du temps, vu de l’extérieur», explique Patrice Hagelauer. Et le plus difficile, c’est souvent de les pérenniser.



















