Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
David Moncoutié grimpeur inclassable

David Moncoutié grimpeur inclassable

CYCLISMEMeilleur grimpeur pour la troisième fois de la Vuelta, le Français est un personnage atypique du peloton...
A.P.

A.P.

David Moncoutié n’a jamais rien fait comme les autres. Pour la troisième année de suite, le Français termine le Tour d’Espagne avec le maillot de meilleur grimpeur et une victoire d’étape au passage. De quoi clouer le bec à ceux qui s’étonnaient de voir l’un des meilleurs coureurs tricolores snober le Tour de France pour privilégier la Vuelta. «Le parcours est toujours assez montagneux, on ne s'épuise pas sur les longues étapes de plaine comme sur le Tour de France, les routes sont belles et le climat me va bien.», justifiait-il avant le départ de cette Vuelta terminé à la 14e place.

Alain Deloeil connaît bien le personnage pour le pratiquer depuis 14 ans au sein de la formation Cofidis. «David est atypique et attachant, résume l’un des directeurs sportifs d’équipe nordiste. Il est très différent de tous les autres coureurs par son comportement.» Atypique au point de s’installer un temps à Bastille en plein Paris. «Il sortait avec une fille qui bossait dans le théâtre. Pour l’entraînement, c’était tout sauf l’idéal, mais c’est David», soupire avec amusement Deloeil.

«On aurait aimé avoir trois Moncoutié»

Chez Cofidis – son équipe de toujours où il vient de prolonger pour une saison supplémentaire – on a appris à composer avec le mode de fonctionnement parfois déroutant du Lotois. Notamment lorsqu’il musarde en fin de peloton afin d’éviter de frotter des coudes, ce qu’il déteste par-dessus tout. Lunaire à première vue, Moncoutié devient un tout autre coureur quand il s’agit de claquer une victoire de prestige, il compte ainsi deux étapes du Tour de France et trois autres sur la Vuelta à son palmarès. «On aurait aimé avoir trois Moncoutié dans notre équipe, rêve Alain Deloeil. David a ses objectifs, on ne peut pas lui en imposer d’autres. Mais quand il cible une course, il se rate rarement».

La saison prochaine, le Français a prévu de retourner sur les routes du Tour pour ramener à Paris ce maillot blanc à pois rouge de meilleur grimpeur qui lui manque. Et s’il n’y arrive pas, tant pis du moment où il aura pris du plaisir sur son vélo: «D'une certaine façon, je suis comme un cycliste du week-end qui monte sur son vélo simplement pour le plaisir, expliquait-il en 2004. Je suppose qu'avec l'âge je commence à être plus responsable et à un peu voir le vélo comme un emploi. Mais pour moi, la chose la plus importante est que j'aime ça.» Six plus tard, David Moncoutié n’a presque pas changé. Tant mieux.

Un Italien vainqueur

L'Italien Vincenzo Nibali (Liquigas) a remporté dimanche à Madrid la 65e édition de la Vuelta, à l'issue de la 21e et dernière étape, qui est revenue au sprint à l'Américain Tyler Farrar (Garmin). Nibali, 25 ans, devient le premier Italien depuis Marco Giovannetti en 1990 à gagner le Tour d'Espagne.