Laurent Blanc a l'impression «qu'on ne veut pas en finir» avec l'épisode de la grève

FOOT Le sélectionneur s'oppose à aux sanctions individuelles qui pourraient toucher cinq mondialistes...

A.P.
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Laurent Blanc, le 5 août 2010 à Paris lors d'une conférence de presse.
Laurent Blanc, le 5 août 2010 à Paris lors d'une conférence de presse. — B.Guay / AFP

Samedi soir, Laurent Blanc a vu le PSG battre Saint-Etienne dans un Parc des Princes nouvelle version, il en a aussi profité pour donner sa première réaction concernant la décision du Conseil fédéral de la FFF de déférer cinq leaders présumés (Abidal, Anelka, Evra, Ribéry et Toulalan) pour leur rôle dans la grève de l’entraînement du 20 juin lors de la Coupe du monde. «J’ai l’impression qu’on ne veut pas en finir, qu'on cherche les responsables, qu'on nomme des gens pour enquêter alors qu'on sait très bien ce qu'il s'est passé en Afrique du Sud» a regretté le nouveau sélectionneur sur l’antenne d’Orange Sport.

Blanc – qui a décidé de se priver des 23 joueurs présents en Afrique pour le déplacement en Norvège mercredi prochain – estime que la responsabilité est d’abord et essentiellement collective. «J'ai pris une décision à mon avis juste, dans la mesure où je pense que les 23 sont responsables. Dans les 23, les responsabilités sont un peu plus grandes pour certains. Mais en terme de sanction sportive, ne pas prendre les 23 ça me paraissait la décision la plus juste.» Et d’ajouter: «Certes, cette commission d'information a peut-être décelé des gens qui sont plus responsables que d'autres, mais moi ce dont j'avais peur, c'était une décision disciplinaire sur les 23… Les gens sont bien gentils de dire: «Il faut les sanctionner, pour certains ne plus les voir en équipe de France», mais la seule chose qui compte c'est les victoires, et les victoires tu les obtiens avec les meilleurs joueurs, et il y en avait en Afrique du Sud».