le lmr refuse d'envisager le pire

françois launay

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« J'ai bon espoir », affirme Pierre Chadebech, l'entraîneur du LMR.
« J'ai bon espoir », affirme Pierre Chadebech, l'entraîneur du LMR. — C. DHALLUIN / 20 MINUTES

« ça pourrit la vie de tout le monde au club. » Jean-Claude Branquart a de quoi être énervé. Le président du Lille Métropole Rugby ne digère pas la décision de la DNACG, l'organisme de gestion du rugby français, qui a décidé de reléguer le club lillois en Fédérale 2, en raison d'un déficit de 10 000 €. « C'est un problème d'interprétation dans la lecture du bilan comptable. Quand j'ai repris le club il y a quatre ans, il y avait un trou de plus de 250 000 €. Depuis, tous les exercices annuels ont été positifs », plaide le dirigeant. Sauf que pour que la DNACg donne son accord, il fallait que les comptes soient revenus à l'équilibre.

Un frein sur les ambitions
Mais depuis l'annonce de l'organisme de contrôle, le passif de 10 000 € a été résorbé. Du coup, le club a décidé de faire appel auprès du CNOSF pour rester en Fédérale 1. « J'ai bon espoir, car il y a des clubs beaucoup plus en difficulté que nous », tente de se rassurer Jean-Claude Branquart. Mardi, le club sera fixé sur son sort. En cas de décision défavorable, le rugby lillois prendrait un gros plaquage sur ses ambitions. « Je suis inquiet car on doit exister en Fédérale 1 », lance Pierre Chadebech, le coach lillois. Le LMR, qui espère atteindre la Pro D2 d'ici trois ans, utilisera tous les recours possibles pour ne pas repartir de zéro.

recrutement

Le club lillois a pratiquement bouclé son recrutement.Neuf joueurs sont déjà arrivésdans le Nord, mais tout pourrait être remis en causeen cas de rélégation.