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Diego Perez: «Je donne tout pour mon pays»

Diego Perez: «Je donne tout pour mon pays»

INTERVIEWLe milieu de terrain uruguayen de l'AS Monaco savoure la qualification de son équipe pour les quarts de finale de la compétition...
Propos recueillis par Romain Scotto, à Port-Elizabeth

Propos recueillis par Romain Scotto, à Port-Elizabeth

De notre envoyé spécial à Port-Elizabeth (Afrique du sud),

Il est sorti du vestiaire en costume, avec un oeil au beurre noir et l'arcade recousue. Pour Diego Perez, comme pour tous les joueurs de l'équipe d'Uruguay, ce 8e de finale face à la Corée a laissé des traces (2-1). Avec ses guerriers, la Celeste disputera bien les quarts de finale de la compétition. Une première depuis quarante ans...

Comment analysez-vous cette victoire qui vous permet de figurer parmi les huit meilleures équipes de la compétition?
C'était dur. En face, il y avait une très belle sélection qui a une grande expérience du Mondial. Nous, on n'a que deux joueurs qui avaient déjà participé à une Coupe du monde. Mais bon, c'était un bon match. On a reculé après le but. Suarez partait à droite, à gauche. On a dû changer de tactique à la pause pour densifier le milieu avec des joueurs plus rapprochés. On a donné tout ce qu'il y avait en nous pour aller chercher cette qualification. On a déjà fait de belles choses dans cette Coupe du monde mais on sait aussi qu'il faut corriger certaines erreurs pour aller encore plus loin.

Quarante ans après le dernier quart de finale, vous retrouvez les quarts. Vous devez éprouver une immense fierté?
On ne peut pas encore réaliser. On va le savourer après la Coupe du monde. On sait que les gens sont heureux en Uruguay. Ils sont tous dans les rues. On est un petit pays de trois millions d'habitants, mais il est chargé d'histoire. On a réussi à faire un beau groupe pour être performants comme cela à la Coupe du monde et on garde dans le fond de notre corps l'histoire de notre pays.

Comment se manifeste l'attente de vos supporters dans votre pays?
Notre pays est heureux. Les gens ne s'attendaient pas à ce qu'on soit en quart de finale. Nous, comme tous les gens qui participent à la compétition on a l'illusion. Et on n'a pas de limites. On est un beau groupe soudé, qui a passé des moments difficiles. Aujourd'hui, on a vu la force de tous. Parce qu'on sait que même avec de bons joueurs, on ne gagne pas si on ne se bat pas tous ensemble.

Quelles ambitions avez-vous maintenant?
Quand on est arrivés, on savait qu'on avait une poule difficile. On a préparé les trois premiers matchs, puis maintenant, on y va match par match. Je donne tout pour mon pays. Là, on a réussi, c'est comme ça. Des fois, tu programmes tout et tu n'y arrives pas. Après les poules, toutes les sélections qu'on va affronter seront difficiles. On a six jours pour bien préparer ce quart de finale. Après on verra.

Parlez nous de Luis Suarez. Son doublé vous sauve aujourd'hui?
Il est incroyable. Nous, on le sait. Si on défend bien, on a trois attaquants qui font mal. Cavani, Forlan, et Suarez. On sent qu'il fait peur à l'adversaire. Je n'ai que des félicitations pour lui. En plus, il attend une petite fille, c'est très bien pour lui.

Quelle est cette musique que vous passez dans le vestiaire et devant la presse?
A chaque match, c'est la même. C'est de la musique typique d'Uruguay que les joueurs écoutaient quand ils ont gagné la Coupe du monde en 1930, 1950. Alors on met ces chansons en leur honneur. Et ça nous réconforte.