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La fin de l'ère Le Guen?

La fin de l'ère Le Guen?

MONDIAL2010L'ancien entraîneur du PSG ne devrait pas rester sélectionneur du Cameroun...
Antoine Maes

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Pretoria,

D'abord, il y a la perspective historique. Les Lions Indomptables n'ont jamais réussi à sorti vivant des poules d'une Coupe du Monde depuis 20 ans. L'édition 2010 n'a pas dérogée à la règle, mais ça n'a pas empêché Paul Le Guen de s'en prendre pleins la tronche après la défaite de son équipe contre le Danemark (2-1).

«J'assume tout»
Car cet échec, forcément, est aussi le sien. «On va rentrer avec des regrets c'est sûr. On a perdu contre le Japon sans être bons. Contre le Danemark, on a donné tout ce qu'on pouvait, mais on manque de réussite. J'ai donc des regrets par rapport aux deux matches, pour des raisons différentes. J'assume tout», explique le Breton. Sa part de responsabilité porte surtout sur le premier match, avec la titularisation du méconnu Matip, et une tactique qui a fait d'Eto'o un ailier droit. Après avoir recadré son schéma contre le Danemark, c'est dans la maturité que son équipe s'est faite rouler. De quoi faire dire aux médias Camerounais que Le Guen a été battu tactiquement sur ces deux matchs. «Pas du tout. Je respecte votre analyse, et vous savez à quel point je respecte les analyses de chacun», a prudemment répondu le sélectionneur.

«Je ne démissionnerai pas»
Au Cameroun, il est arrivé qu'on vire un entraîneur qui gagne. Alors en garder un qui perd, ça parait compliqué. Mais Paul Le Guen est en contrat avec la fédération jusqu'en juillet, et il ne compte lâcher le morceau. «Après le mois de juillet, les dirigeants aviseront. Mais je ne démissionnerai pas», a-t-il prévenu. Sa conférence de presse a parfois ressemblé à des adieux. «C'est un super job. Parfois difficile, mais ça reste un super job, même dans ce cas-là. J'ai pris beaucoup de plaisir».

«L'honneur, ça compte»
Avant de probablement quitter son poste, Le Guen et les Camerounais ont une bataille pour du beurre à livrer face aux Pays-Bas. «On jouera pour l'honneur, et l'honneur, ça compte», promet le sélectionneur. C'est peut être le moment pour la jeune génération de montrer ce qu'elle a dans le ventre. Et apprendre des errements de ces ainés. «Il faudra se poser les bonnes questions. Si on ne se dit rien, on va faire les mêmes erreurs», lâche le Lillois Aurélien Chedjou. Avec un potentiel pareil, les Lions Indomptables vont peut être un jour en avoir assez de terminer la compétition en ne parlant que de «gâchis» ou de «cauchemar».