Florent Malouda: «Je ne suis pas une victime»
FOOT•Le milieu de terrain des Bleus tente d'expliquer les difficultés offensives de l'équipe de France...Propos recueillis par Romain Scotto, à Knysna
De notre envoyé spécial à Knysna (Afrique du sud),
Ne pas y voir le signe d'une prochaine titularisation. Si Florent Malouda s'est présenté mardi devant les médias, cela répond selon lui à la seule logique du «roulement». L'occasion de revenir sur les difficultés rencontrées par l'équipe de France, à trois jours du deuxième match contre le Mexique.
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Dans quel état d'esprit de prépare ce deuxième match?
Ça va. On est au calme. Il y a pas de trucs qui sortent en ce moment (dans la presse), mais ça ne change rien à la routine habituelle. Je suis surpris par tout ce qu'il se passe autour, mais faut laisser couler. Ce qui m'intéresse, ce sont les matchs. Je n'ai pas été écarté. J'étais sur le banc (contre l'Uruguay) parce que le coach a fait un choix. Ça a été commenté, interprété. C'est pas non plus un drame.
Vous étiez surpris de ne pas être titularisé?
Oui, je m'attendais à jouer. Ce n'est pas la première fois, j'aurais aimé que ce soit la dernière. C'est comme ça. Il ne faut pas se concentrer su mon cas personnel. Honnêtement ce n'est pas de la langue de bois de dire qu'il faut vite passer à autre chose. Même en débutant sur le banc, j'aurais aimé gagner. On s'est préparé tous ensemble pour ça.
Avez-vous refusé de jouer plus bas, comme Raymond Domenech vous l'aurait demandé?
Non, il ne m'a jamais rien demandé. C'est pour cela que je suis surpris. Dire que j'ai refusé de jouer à tel ou tel poste, c'est faux. Je n'ai jamais rien refusé. Je ne suis pas une victime. Ce n'est pas dans mon tempérament. On ne s'est pas engueulé. La veille du match il a trouvé que j'étais trop agressif, il a un peu levé la voix. C'est tout. Cela en est resté là. Je suis passé à autre chose, rien ne va gâcher cette Coupe du monde à mes yeux.
Avez vous toujours confiance en lui?
Oui, c'est lui le patron. Il dicte la ligne de conduite. C'est intégré dans la tête de tous les joueurs. Il n'y a pas de remise en question parce qu'on a fait un nul.
N'avez-vous pas le sentiment que l'opinion réclame votre retour?
C'est nouveau. Je ne pense pas qu'il faille être à la recherche d'un sauveur. Moi il y a des choses que je peux apporter mais c'est collectivement qu'il faut être plus fort. Il faut être costaud dans la tête. Ce n'est pas moi qui vais régler tous les problèmes de l'équipe de France.
Comment expliquez-vous le manque de relâchement en attaque?
Parce qu'il y a beaucoup d'attente, le climat n'est pas facile. Certains joueurs vivent mal les histoires qui sortent (dans la presse). On est enfermé, il y a des barrières, mais ça touche les joueurs. Ça peut affecter leur rendement. Mais il n'y a rien qui pourra nous décourager. En 2008, j'en ai pris plein la gueule et je suis toujours là deux ans après. C'est comme ça, il faut savoir supporter ça.
Yoann Gourcuff en souffre-t-il?
Je ne sais pas, il faut lui demander. Moi, en 2008, ça m'avait touché. Il a dit qu'il se sentait bien, le capitaine lui parle beaucoup. Les joueurs aussi. Après, ce qu'il se passe en dehors, les conversations, je n’'n sais rien. Sur le terrain, il n'y a pas de différence entre Yoann et les autres. Il ne faut pas voir un problème d'isolement ou de compatibilité avec les autres. C'est faux.


















