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Thomas Kahlenberg: «J'aime quand il y a de la vie autour du terrain»

Thomas Kahlenberg: «J'aime quand il y a de la vie autour du terrain»

INTERVIEWLe milieu de terrain danois est étonné par les mesures de confinement auxquelles sont soumis les Bleus...
Propos recueillis par Romain Scotto, à Knysna

Propos recueillis par Romain Scotto, à Knysna

De notre envoyé spécial, à Knysna (Afrique du sud),

Pour voir un joueur taper la balle à l'entraînement à Knysna, il vaut mieux supporter le Danemark que l'équipe de France. Alors que les Bleus restent invisibles pour le public, les Danois multiplient les séances publiques. Ce qui semble ravir Thomas Kahlenberg, l'ancien milieu de terrain d'Auxerre.

Vous vous entraînez tous les jours en public, à l'inverse des Bleus. Comment jugez-vous cette dernière semaine de préparation?
On est très contents de nos conditions d'entraînement. C'est vraiment bien. Notre vie collective est vraiment sympa on s'amuse ensemble. Jai l'impression que tout le monde prend du plaisir, que tout le monde est très content.

Vous savez que pour le public, il est beaucoup facile de voir les joueurs danois que les Français...
J'ai entendu dire que les entraînements des Français étaient fermés. Chez nous, c'est clair que c'est différent. C'est ouvert, tout le monde peut venir. Après, je pense qu'en fin de semaine, pour régler les derniers détails, notamment sur les coups de pieds arrêtés, on fera aussi des entraînements à huis clos.

Appréciez-vous cette ouverture, ce contact avec le public? Ou enviez-vous les Bleus?
Moi j'aime bien comme ça, quand il y a de la vie, du monde, atour du terrain. Après, c'est un choix. Si les Français sont bien comme ça... Moi j'aime bien voir les gens contents ici. Ça fait du bien. On voit que les gens prennent du plaisir. A l'hôtel, on est quand même très encadrés, au niveau de la sécurité, alors on aime bien voir des gens différents à l'extérieur.

Avez-vous le droit de communiquer avec l'extérieur, de lire la presse, de surfer sur Internet?
Hormis les quinze minutes de conférence de presse, on n'a pas le droit de communiquer avec les médias. C'est une bonne chose pour protéger les joueurs. Après, on peut faire ce qu'on veut sur Internet. On peut lire ce qu'on veut et on le fait.

Au final, dans quel état d'esprit abordez-vous cette Coupe du monde?
On s'est très bien préparé physiquement. On a fait trois matchs amicaux. Une victoire et deux défaites. On a changé des trucs sur les deux derniers matchs pour essayer des choses différentes. Donc, il ne faut pas se focaliser sur les résultats. Je pense qu'on sera prêt pour le premier match. C'est ce qui compte. Je n'ai pas joué le dernier match contre l'Afrique du Sud (perdu 1-0), parce que j'ai connu quelques problèmes musculaires. Notre groupe est assez ouvert. Les Pays-Bas sont favoris. Après, pour la deuxième place, on ne sait jamais. On a confiance en nous. Si on est prêts, on peut très bien passer cette poule.