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France - Danemark, un match pour un terrain d’entraînement

France - Danemark, un match pour un terrain d’entraînement

FOOTL'équipe de France souhaiterait emprunter la pelouse des Danois pour s'entraîner au moins une fois en public…
Romain Scotto

Romain Scotto

De notre envoyé spécial à Knysna, Afrique du Sud?

Pendant que les joueurs de l’équipe de France s’entraînent dans leur Fort Knox, au sommet d’une colline perdue, les supporters patientent gentiment en bas. Depuis leur arrivée à Knysna, samedi, toutes les séances se sont déroulées à huis clos. Problème: avant le coup d’envoi de la compétition, la Fifa impose au moins une séance en public. Les joueurs et le staff ne sont pas contre. D’autant qu’en terme d’image, ce repli sur soi est de plus en plus mal perçu en Afrique du sud.

Pour s’entraîner devant les supporters, les joueurs devront donc quitter le «Field of dreams», pas du tout adapté pour l’accueil du public. La tribune en ferraille installée sur les lieux n’excède pas 500 places. Et il faudrait des bus pour accompagner tout le monde sur le terrain du Pezula. La seule solution qui s’offre aux Bleus est de descendre un peu plus bas, sur le «Lorie Park», utilisé par les Danois. L’équipe de Bendtner et Kahlenberg s’y entraîne tous les jours devant plusieurs centaines de spectateurs. Et visiblement, elle ne compte pas partager sa pelouse. Entre Français et Danois, les discussions s’intensifient depuis quelques jours.

Une pelouse française, à l’origine

«On essaye de se faire prêter le terrain, mais c’est le leur, explique le chef de presse des Bleus, Yann Le Guillard. On sait qu’on ne peut pas passer à côté du rapport avec la population. C’est très important.» A l’origine, les Bleus avaient pourtant la possibilité d’occuper ce terrain-là, construit au niveau de la mer, juste à côté de l’hôtel des Danois. «On est venu en février 2009. On nous a dit que c’était notre terrain. Et quand on est revenus un peu plus tard, ce n’était plus le nôtre», explique-t-on à la fédération.

En réalité personne ne s’est battu, côté français, pour conserver une pelouse qui n’était pas dans le meilleur état. En tout cas moins verdoyante que celle du Pezula. Depuis, les Danois l’ont rénovée eux-mêmes. «Je comprends qu’ils ne veulent pas qu’on arrive dessus et que Robert (Duverne, le préparateur physique) fasse une séance intensive», poursuit Yann Le Guillard qui prévoit au mieux une séance la semaine prochaine sur le terrain du Danemark. Les rares supporters français de Knysna n’attendent que ça.