Alou Diarra: «On sera prêts, il n’y a pas de souci»
INTERVIEW•Le milieu bordelais attend beaucoup des cinq derniers jours de préparation...Romain Scotto
Personne n’a pris cette promesse en l’air. Alou Diarra promet que les Bleus carbureront à plein régime dès vendredi, et qu’il vaut mieux ne pas tirer d’enseignement de tout ce qu’ils ont produit avant. Cela permet d’une part de calmer les critiques, à quelques jours de l’entrée en lice des Bleus dans cette Coupe du monde, vendredi face à l’Uruguay. Cela doit aussi lui permettre de se rassurer. En revanche, mieux vaut ne pas se planter.
Comment vous sentez-vous depuis votre arrivée en Afrique du Sud?
On fait beaucoup de jaloux… On est dans de bonnes conditions. On a très bien été accueilli par le public sud-africain. Voilà, le voyage s’est très bien passé. On est très bien logés.
Rama Yade a parlé de conditions indécentes d’ailleurs…
Je ne lui ai pas parlé. Elle a son point de vue, ce sont ses propos. Nous, on ne veut pas se mêler de tout ça. On est vraiment concentrés sur notre compétition. L’objectif est d’être prêt vendredi contre l’Uruguay.
Vous croyez vraiment que c’est possible?
On sera prêts, il n’y a pas de souci. Tout n’est pas parfait. On l’a bien vu contre la Chine, mais on reste confiants. Il y a un bon potentiel dans cet effectif. Un bon état d’esprit. Il faut faire la différence entre la préparation et la compétition. On a eu des entraînements très intensifs et ce n’est pas évident d’enchaîner par un match amical.
Quel regard portez-vous sur le 4-3-3 prôné par Raymond Domenech?
C'est un système imposé par le coach. Notre objectif, c'est d'appliquer les consignes et de nous investir à fond. On a besoin d'une période d'adaptation. Mais on a les joueurs pour évoluer dans ce schéma de jeu. On ne peut pas remettre tout sur le dos du système.
Parlez-vous beaucoup entre vous de ce qu’il faut faire?
On parle beaucoup entre nous parce qu’il y a une bonne ambiance, mais pas de système de jeu. On essaye de régler les petits problèmes qu’on a en ce moment et ça passe par beaucoup de communication. Je comprends que le public perçoive les choses d’une manière négative. Mais nous on est sûrs de notre force. On est des compétiteurs et on a hâte d’y être.
Quels sont les signes qui vous font garder espoir?
Je vous le dis, c’est l’ambiance. Au quotidien, entre nous, il y a des choses positives que les gens de l’extérieur ne peuvent pas voir. Ça ne se voit pas sur le terrain parce qu’on est en préparation.
Comment expliquez-vous ce manque d’efficacité?
Il faut s’appliquer dans la dernière passe, le dernier geste. Mais on est en période de préparation. Ce sont des choses qui arrivent. L’objectif, c’est que tout fonctionne vendredi.
Trouvez vous des similitudes entre ce groupe et celui d’il y a quatre ans?
Oui, je trouve. Il y a énormément de communication. Ça arrange beaucoup de problèmes.
Mais il y a moins de leaders…
C’est vous qui le dites. Pour moi, Titi, c’est un leader. Pat Evra, c’est un leader. William Gallas, aussi. Franck c’en est un aussi, Abidal… je peux en citer beaucoup. Les discours et les personnalités sont différents. Mais la détermination est la même.


















