Ultra-trail : Sébastien Raichon remporte l’impitoyable Winter Spine Race, considérée comme « la Barkley anglaise »
Aventure extrême•L’ultra-traileur français de 53 ans est allé au bout de lui-même pour remporter, ce jeudi en Grande-Bretagne, une course de 430 km (9.500 m de dénivelé positif) en près de quatre jours, après une dernière nuit sous une tempête de neige à -10°CJ.Lau.
Il fallait être sacrément blindé, dans la tête et dans les jambes, pour aller au bout de la folle aventure de la Winter Spine Race et de ses 430 km, cette semaine dans le nord de l’Angleterre. Suivant le si exigeant Pennine Way, cette course d’ultra-trail aux 9.500 m de dénivelé positif a ainsi viré au calvaire XXL pour la dernière nuit, avec une tempête de neige et des températures atteignant les -10°C.
L'Américain John Kelly, triple finisher de la mythique Barkley (200 km et 20.000 m de D +), et le Britannique Chris Cope, tenant du titre, avaient déjà abandonné depuis plusieurs jours, et Eugeni Rosello Sole semblait promis à la victoire finale mercredi soir. Sauf que la dernière nuit a été fatale au coureur espagnol, contraint de jeter l’éponge à son tour face au froid dantesque.
Premier finisher de la Chartreuse Terminorum
Impressionnant de bout en bout depuis le départ au sud de Manchester dimanche, l’aventurier et ultra-traileur français Sébastien Raichon en a profité pour franchir la ligne d’arrivée le premier, ce jeudi matin, avec à la clé un prestigieux sacre en 95h43'52'' (soit quasiment quatre jours, à 16 minutes près).
Avec sa forte expérience des contextes extrêmes, le Vauclusien de 53 ans ajoute une nouvelle ligne marquante à son CV, après notamment un statut de premier finisher de l’histoire de la Chartreuse Terminorum en 2023 et une troisième victoire finale sur le Tor des Glaciers (435 km, 35.500 m de D +) en septembre 2025.
Notre dossier sur l'ultra-trail« J’ai pris mon rythme de sénateur, souriait Sébastien Raichon à l’arrivée. J’ai des bobos hein, mais j’ai géré ! On a tout eu pendant quatre jours : rafales à 80 km/h, pluie verglaçante, neige, champs de boue… » Et oui, cette Winter Spine Race n’est pas surnommée pour rien « la Barkley anglaise » après tout.


















