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« Je n’ai fait que de regarder les supporteurs », Henrique et l’OM en fête

OM - OGC Nice : « Je n’ai fait que de regarder les supporteurs », Luis Henrique et Marseille en fête

LIGUE 1Les joueurs de l’Olympique de Marseille ont offert à leurs supporteurs la victoire contre l’OGC Nice (2-0) pour les 125 ans du club, les 40 ans du Commando Ultra et les 30 ans des MTP
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • L’Olympique de Marseille s’est imposé 2 buts à 0 face à l’OGC Nice pour célébrer ses 125 ans, les 40 ans du Commando Ultra, et les 30 ans des MTP.
  • Le spectacle a été incroyable dans le Virage Sud comme dans le virage nord, le milieu de terrain de l’OM, Ismaël Koné, a même admis ne plus savoir où donner de la tête.
  • Rien ne pouvait arriver à cet OM et Luis Henrique a ponctué la soirée d’un magnifique but pour offrir la victoire à Marseille.

Au stade Vélodrome,

« C’est vrai j’ai minimisé, j’ai minimisé, j’avoue », a bien été obligé d’admettre Ismaël Koné en zone mixte quelques minutes après avoir pourtant déjà qualifié le magnifique spectacle offert par les supporteurs de l’Olympique de Marseille d'« incroyable ». Comme les 65.803 spectateurs présents samedi après midi pour la victoire de l’OM face à l’OGC Nice (2-0), le milieu de terrain ne savait plus où donner de l’œil avant de disputer ses premières minutes « dans le volcan » : « Sur le banc, je regardais à gauche, à droite, il y avait un nouveau tifo, il y avait un truc là, puis un truc là, ils changeaient toutes les quinze minutes ! A la mi-temps, ils ont changé aussi, pfff… Les tifos ils sont fous, ils font des motifs et tout, franchement c’est incroyable ! »

Tant d’animations pour autant d’anniversaires à célébrer en ce samedi de fête à Marseille. Les 125 ans de l’Olympique de Marseille, d’abord, avec le coup d’envoi donné par deux des petits enfants du fondateur du club, René Dufaure de Montmirail. Et un maillot blanc immaculé, avec le logo historique de l’OM, porté par les joueurs, dont seul le numéro figurait sur la tunique, pour marquer l’occasion.

Spectacle mouvant dans le virage nord

Les 40 ans du Commando Ultra, le plus vieux groupe de supporteurs ultras de France, aussi, avec un gigantesque et bruyant cortège depuis leur local, jusqu’au stade Vélodrome. Avant de faire défiler 40 années de supporterisme le long de leur zone du Virage Sud en attendant le coup d’envoi, avec des clins d’œil à chaque décennie.

Et lorsque les joueurs sont entrés, c’est un gigantesque « 40 » en bleu qui s’est déployé dans leur zone, avec les abonnés du CU84 en bleu en guise de fond. Sans oublier les incontournables torches, elles aussi blanches.

Mais il fallait aussi regarder de l’autre côté, pour les 30 ans des MTP. Qui n’ont pas fait les choses à moitié, puisqu’une immense toile à l’effigie du groupe est venue recouvrir l’intégralité du virage Nord, les autres groupes de supporteurs compris. Et lorsque les voiles se sont retirées, c’est tout le virage qui a d’abord formé un immense « 30 » en bleu et blanc, avant de se transformer en un « MTP » presque encore plus grand !

« J’ai arrêté de regarder le match »

A la mi-temps, la Vieille Garde du CU les a même rejoints, dans le quart Ganay, pour ressusciter leur toute première voile déployée là-bas même en 1985. Pendant que les jeunes, de l’autre côté, hissaient le symbole suprême du Commando Ultra, la tête de mort au bonnet de marin. Vous comprenez mieux pourquoi Ismaël Koné ne savait plus où donner de la tête.

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Chanceux qu’il est, le milieu Canadien fraîchement débarqué à Marseille a même eu le plaisir de profiter du clou du spectacle depuis la pelouse. Lorsqu’à la 84e minute, en référence à son année de naissance, le CU a fait ce qu’il sait faire de mieux : allumer des dizaines de fumigènes pour définitivement transformer le Vélodrome en volcan, bien aidés par leur dernier renfort : les feux d’artifice.

L’arbitre, monsieur Millot, a même eu la gentillesse d’interrompre le match pendant quelques minutes histoire que tout le monde prenne le temps d’apprécier. Et c’est ainsi que les MTP les ont rejoints dans ce feu de joie. « J’étais sur le banc, j’ai arrêté de regarder le match et je n’ai fait que de regarder les supporteurs », a admis Luis Henrique après coup.

« Tout le monde me demande de tirer »

Avec un tel spectacle, rien ne pouvait arriver à l’OM malgré un match à domicile difficile face au rival sudiste de l’OGC Nice et son nouvel entraîneur, Franck Haise. A l’image de ce premier poteau trouvé par le latéral niçois, Melvin Bard, sur une puissante reprise de volée (37e), ou de celui de Badredine Bouanani en toute fin de match (90 + 2), même si Moukoko était de toute façon hors-jeu.

L’inverse de l’OM, qui a vu le « petit » Nail Maupay, formé à Nice, bénéficier d’une incompréhension entre Youssouf Ndayishimiye et son gardien Marcin Bulka pour glisser une tête malicieuse. Juste après le poteau de Bard (40e). Et quoi de mieux pour clôturer la fête qu’un véritable golazo de l’homme de ce début de saison à l’OM, en dehors du numéro 10, Luis Henrique ? Le jeune Brésilien a pris appui sur Amine Harit, avant d’envoyer une frappe limpide en pleine lunette, en guise de cadeau (53e).

« « C’est une chose que tout le monde me demande de faire, de tirer au but, d’essayer, même ma famille. Avant le match j’en ai parlé avec Léo [Balerdi], il m’a dit tire, tire, frappe ! J’ai essayé et j’ai marqué un beau but, je suis trop content ! », a-t-il savouré dans un bon français. »

Et finalement la meilleure nouvelle pour clore le spectacle, c’est qu’avec cette première victoire de la saison à domicile, après celles à Toulouse et Brest, et le nul contre Reims, l’OM reste sur les talons du PSG dans ce début de saison. Roberto De Zerbi, a surtout vu la naissance d’une histoire d’amour entre ses joueurs et leur public : « Si je suis venu à Marseille, c’est surtout pour ça. Mais au-delà du succès de ce soir et de la fête, je commence à voir un lien fort entre l’équipe et les supporteurs. J’ai vu dans les visages des joueurs, dans le visage des supporteurs, qu’il commençait à y avoir une connexion très forte entre eux ».