JO 2024 – Cérémonie de clôture : Un spectacle long, sombre et un peu raté… (oui, les Jeux finis, on redevient aigri)
boriiiing•Bon allez, entre nous, on s’est tous un peu ennuyé devant cette cérémonie de clôture, n’est ce pas ?Jean-Loup Delmas
L'essentiel
- La fête des Jeux olympiques est finie et la cérémonie de clôture est venue le rappeler à ceux qui espéraient prolonger encore un peu le plaisir.
- Loin de la gaieté déjantée de la cérémonie d’ouverture, le show fut étonnamment sombre, un peu fade et très peu dans le partage ou la joie.
- C’est donc officiellement dès ce soir le retour à la vie normale et chiante. Merci pour la fête, c’était cool quand même !
De notre envoyé spécial de retour à sa vie de merde,
Ça nous arrache le cœur de l’admettre, mais cette cérémonie de clôture était longue, inutilement sombre et bien pédante. Un peu ratée, osons le mot. On aurait d’ailleurs pu s’en douter dès l’annonce du tableau, racontant l’aventure d’un voyageur spatial dans un monde futuriste, dévasté et sans JO. Snif. La dystopie comme thème de bouquet final, bon, on avait connu plus joyeux.
Alors oui, les Jeux olympiques sont finis depuis ce maudit tir à 2 points de la finale France-USA au basket féminin. On savait que nos journées allaient redevenir chiantes et grises après cette parenthèse enchantée de deux semaines et il fallait bien que quelqu’un sonne la fin de la récréation.
L’anti-cérémonie d’ouverture
Mais pas toi, Thomas Jolly, pas après l’incroyable cérémonie d’ouverture. Tu aurais quand même pu prolonger la fête de trois heures au lieu de déjà nous replonger dans notre vie banale et chiante. Un dernier tour de piste avec des Drag-queen qui chantent et dansent, Philippe Katrine à poil, le rythme effréné des tableaux, Aya Nakamura qui vole le show, la Seine enchantée même sous la pluie… Un peu de joie et de fête, merde. Pour la dépression post-JO, pas la peine de te dévouer, on pouvait s’en charger tout seul demain devant un débat politique sur le wokisme ou le nom du futur Premier ministre.
A la place de la fiesta déjantée et ambitieuse du 26 juillet, on s’est donc fadé cette histoire incompréhensible et plus lente qu’un Français sur 100 mètres. Le voyageur de l’espace a mis trois plombes à arriver, tout ça pour marcher autour d’hommes blancs bizarroïdes. Pas de chant, pas de dialogue, pas de partage et surtout aucune folie heureuse. Où sont les guillotines, le satanisme, la couleur, le côté irrévérencieux ? O.K., on n’a blasphémé personne cette fois, mais on a endormi tout le monde. Preuve que quand elle veut rester dans les clous et ne pas faire de vague, la France est rarement brillante.
Leçon d’enthousiasme américain
Certes, le retour de Phoenix était assez chouette. Mais après deux heures de (non-) show, les guitares sont arrivées un peu trop tard et de manière trop épisodique pour réveiller l’assemblée. Surtout que s’enchaînaient derrière les derniers coups de boutoir : le double discours assommant de Tony Estanguet (merci quand même pour tout le reste de cette organisation incroyable) et de Thomas Bach, pour achever les courageux encore debout.
La magie des Jeux, qui nous avaient fait vibrer sur du ping-pong, du cross canoé, du hockey sur gazon et tout autre sport improbable a disparu en à peine trois heures de cérémonie. Là où hier, on trouvait tout passionnant, on s’est carrément ennuyé ce soir. Et aussi caricatural qu’a été le tableau californien final, qui a fait place aux Jeux 2028, il avait le mérite de présenter des chansons, de la bonne ambiance, des couleurs, une star internationale, du mouvement… Bref, de la vie. Tout ce qui aura manqué au Stade de France.
Et voilà qu’on se plaint et qu’on râle, après deux semaines géniales, ingrats que nous sommes. Le tout pour une futile cérémonie de clôture dont tout le monde se fout et dont aucune prédécesseure n’a jamais marqué les esprits (oui, c’est bon, les Spice Girls à Londres 2012 c’était sympa mais pas incroyable). Pas de doute, la vie normale est bel et bien de retour : on est redevenu aigri.



















