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JO 2024 : « Grinder le coping », faire la « lolotte »… Ces expressions cheloues qu’on n'entend qu’aux Jeux
Comprends rien•Les Jeux olympiques sont l’occasion de donner de la visibilité à des sports plutôt confidentiels et dont le vocabulaire n’a absolument aucun sens pour les profanesMikaël Libert
On va pas faire semblant, y a tout un tas de sports dont on n’entend jamais parler en dehors de Jeux olympiques. Parce qu’ils sont nouveaux, parce qu’ils ne sont pas « grand public » en France, parce que certains peuvent être relous à regarder… Sauf que pendant les JO, on se surprend à mater des trucs improbables et à kiffer ça. Le saut à la perche, l’escalade, le canoë… Bah ouais, une fois tous les quatre ans, ça passe crème. Le problème, c’est que les commentateurs et les consultants des chaînes de télé oublient qu’ils s’adressent à des profanes et balancent des expressions imbitables. A 20 Minutes, on a décidé de vous traduire les plus rigolotes.
« Elle grinde un peu le coping avant de repartir »
Hein ? Keki dit le monsieur ? Cette expression, on a pu l’entendre lors d’une épreuve de skateboard street, lorsque la jeune française Lucie Schoonheere passait les qualifs. « Grinder », c’est une figure qui consiste à glisser sur un module avec l’élément métallique qui relie les roues du skate à la planche. Le « coping », c’est la barre ronde et en métal qui est généralement fixée entre la partie plate et la partie incurvée des modules. Bon, dans le skate et le BMX, c’est aussi plein d’autres expressions incompréhensibles, notamment parce que toutes les figures ont un nom anglo-saxon à la base.
« Il met des valises au-dessus de la barre »
Au saut à la perche, certains athlètes sont donc capables de mettre des valises au-dessus de la barre. Selon Stéphane Diagana, consultant pour France TV, c’est notamment le cas d’Armand Duplantis qui a battu le record du monde dans cette discipline pour la 9e fois.
Alors, si ce n’est pas une expression propre à la perche, elle est très utilisée dans le sport, essentiellement dans les sports collectifs, pour signifier qu’une équipe a mis une bonne pilée à une autre. Dans le cas d’Armand Duplantis, l’idée est de dire qu’il domine largement la discipline.
« Elle a pris un éclat, Rénelle Lamote »
C’est sur l’épreuve du 800 m femmes, lundi, que cette mésaventure est arrivée à la française alors qu’elle était en 6e position au moment d’aborder la dernière ligne droite. Et ce n’était pas bon signe.
On entend plus souvent cette expression lors de courses cyclistes ou, effectivement, lors de courses sur moyennes et longues distances. Elle signifie que l’athlète subit une soudaine baisse de régime, une défaillance physique qui le cloue sur place. Pour Rénelle Lamote, c’était peut-être un peu exagéré. Même si elle n’a pas su maintenir un effort suffisant pour remonter, elle a tout de même décroché la 5e place.
Faire la lolotte ou lolotter
C’est mignon, mais même en se creusant la tête, si on sait pas, on sait pas. Ça, on a pu l’entendre sur les épreuves de bloc en escalade et c’est tout simplement une technique de grimpe utilisée par les athlètes en cas de déséquilibre ou s’ils doivent effectuer un grand mouvement.
Concrètement, ça ressemble à ça : « Le pied pousse vers l’extérieur, le genou est bien orienté vers le bas », explique le site Grimper.com. Selon le grimpeur, une bonne lolotte peut faire gagner « dix, voire vingt centimètres ».
« Il est bordé droit (ou gauche) »
Là, bien sûr, on ne parle pas plumard mais canoë. A la limite, les familiers des sports de voile sauront traduire. Pour tous les autres, qu’un céiste (pratiquant du canoë) soit bordé gauche ou bordé droit, cela signifie tout simplement qu’il pagaie soit à droite, soit à gauche selon sa préférence, comme écrire de la main gauche ou de la main droite.
Mais comme parfois il faut pagayer de l’autre côté, on appelle ça pagayer en dé-bordé. Et pour un équipage de canoë biplace, si l’un est bordé droit, l’autre est forcément bordé gauche.
« Il va enchaîner avec encore du creux »
Contrairement aux apparences, le creux ne désigne pas un moment où il ne se passe rien ni ne signifie être au fond du trou. Enfin si l’on parle de surf bien entendu. Et dans cette discipline, c’est d’ailleurs indispensable d’avoir du creux pour faire une presta digne de ce nom.
Notre dossier JO 2024En surf, le « creux », ou « curl », désigne la partie verticale de la vague qui se forme en creux concave. C’est ça qui permet de réaliser des figures et de prendre de la vitesse. Le creux peut ensuite se transformer en « tube ». Et ça, ça fait des images de fou.



















