Rafael Nadal est intraitable
TENNIS•Qualifié pour les quarts de final, l'Espagnol n'a toujours pas perdu un set dans ce Roland-Garros...A.P.
De notre envoyé spécial à Roland-Garros
Un huitième de finale, un Central frigorifié, un adversaire qui frappe fort: toutes les conditions étaient réunies ce lundi à Roland-Garros pour rappeler à Rafael Nadal le malheureux épisode Soderling de l’an passé. Pas superstitieux pour un sou, l’Espagnol n’a pas tremblé pour régler le sort du Brésilien Thomaz Bellucci, en trois sets (6-2, 7-5, 6-4) et s’offrir un quart de final mercredi contre son compatriote Nicolas Almagro.
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Bellucci et son bras gauche lui ont bien posé quelques problèmes dans le deuxième set, mais Nadal a su serrer le jeu pour éviter toutes mauvaises surprises. Le quadruple vainqueur du tournoi a apprécié cette résistance. «C’était de loin mon match le plus dur depuis le début, constate-t-il. Je suis content car j’ai l’impression que mon niveau de genre s’améliore.» Voila le genre de phrase qui doit donner des sueurs froides aux sept autres joueurs encore qualifiés.
«Je ne suis pas le favoris»
Comme tant d’adversaires de Nadal auparavant, Bellucci a eu l’impression de frapper balle contre un mur. «Je pense avoir fait un bon match, mais il est tellement dur à déborder. Contre lui, on pense avoir terminé le point mais la balle revient toujours», ne peut que déplorer le Brésilien. Le constat n’est pas nouveau, mais il prouve que Nadal fait à nouveau peur, très peur. «Battre Nadal à Roland-Garros, c’est quasiment mission impossible» assure Marat Safin dans El Pais.
Difficile de donner tort à l’ancien champion russe. Depuis le début de cette quinzaine, le Majorquin n’a pas lâché un set en route. Fidèle à lui-même, Nadal parle de prendre les matchs les uns après les autres et réfute l’étiquette de favori. «Je ne suis pas le favori du tournoi, mais je sais que je peux le gagner.» Sacré euphémisme.



















