Roger Federer: «C'est un grand tournoi pour l'instant»
ROLAND-GARROS 2010•Le tenant du titre analyse la première semaine et se projette sur son prochain match contre Robin Söderling...M.Go. à Roland-Garros
De notre envoyé spécial à Roland-Garros
Un tee shirt avec l'inscription Paris sur les épaules, Roger Federer est venu parler devant la presse de sa première semaine parfaite et achevée sur une victoire en trois petits sets face à son compatriote Stanislas Wawrinka (6-3, 7-6, 6-2). Il en a profité pour se projeter sur son prochain match qui l'opposera à Robin Söderling, son adversaire en finale l'année dernière.
Vous n'avez pour le moment perdu aucun set. Est-ce que cela peut-être un désavantage de jouer des matchs trop facile?
Non, car j'ai passé des moments difficiles sur le terrain. Si je gagnais chaque match 6-1 6-1 6-1, ce serait différent. Mais, j'ai joué beaucoup de sets, j'aurais pu en perdre contre Falla ou Stan (Wawrinka). Les conditions sont dures. J'ai eu du soleil, de la pluie, un temps moyen aujourd'hui avec du vent. J'ai réussi à tenir sans lâcher une manche. C'est un grand tournoi pour l'instant, je joue très bien.
Vous allez maintenant retrouver Robin Söderling, le finaliste de 2009. Est-ce que cela va être un match spécial?
Plus normal que l'an dernier, car c'était une finale et cela change énormément. Söderling, je l'ai assez souvent affronté dans des Grands Chelems. Là, il est mieux classé, je le retrouve moins vite dans le tableau. Il sera peut-être plus en forme que dans le passé. En tout cas, je me réjouis de ce match, car il faut toujours se méfier, il prend énormément de risques, c'est un grand frappeur de tous les côtés, revers, coup droit, service. Après, c'est à moi de faire le nécessaire, de varier le jeu. C'est ce que j'aime faire, c'est pourquoi j'ai un bon record contre lui (le Suisse mène 12-0 dans leur face-à-face).
Quelle est la clef pour battre un joueur grand qui frappe fort?
Il faut le faire bouger beaucoup mais ce n'est pas toujours facile. S'il sert bien, alors, il faut essayer de jouer comme si c'était sur dur. Il faut également leur faire des slices car ça les oblige à se pencher plus sur la balle. Beaucoup de grands joueurs jouent maintenant différemment, derrière la ligne de fond de court. Comme Murray par exemple. Mais je m'adapte quel que soit l'opposant.



















