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Jo-Wilfried Tsonga s'attaque à Mikhail Youzhny

Jo-Wilfried Tsonga s'attaque à Mikhail Youzhny

ROLAND-GARROS 2010Attention au Russe qui adore les Français...
M.Go. à Roland-Garros

M.Go. à Roland-Garros

De notre envoyé spécial à Roland-Garros

Dernier espoir tricolore, Jo-Wilfried Tsonga s’attaque dimanche en 8e à un Russe qui adore les Français: Mikhail Youzhny. En 2002, il avait brisé les rêves de la France en finale de la Coupe Davis et, sur le circuit, il étrille régulièrement Gilles Simon et Gaël Monfils qui n’ont jamais réussi à le faire plier (en 5 et 3 confrontations). Un épouvantail qui ne fait pas peur à Tsonga. «Si c'est Youzhny, je l’ai déjà battu en Grand Chelem», avait déclaré le Français avant de savoir le résultat du troisième tour. C’était en 2008, en quart de finale de l’Open d’Australie.

A l'aise sur toutes les surfaces

Attention quand même. Car Youzhny est un des hommes forts du début de saison. Finaliste à Rotterdam et Dubaï, il a également remporté Munich. Solide. «Ce qui est sûr, c’est qu’il est plus fort que moi, sourit Gilles Simon toujours absent des terrains mais bien présent dans les allées de Roland-Garros. Il a un jeu très complet. Un bon revers, un bon service…» Un tennis qui le rend difficile à jouer sur toutes les surfaces. En 2006, il avait sorti Nadal sur le béton de l’US open en quart de finale et il vient de s’imposer à Munich sur terre.

Un Central chauffé à blanc

Et le mental? Resté célèbre sur le Net pour s’être ouvert la tête avec sa raquette, Youzhny traîne la réputation de pouvoir dégoupiller à tout moment. Une légende. Le Moscovite est au contraire un vrai batailleur. Paul-Henri Mathieu le sait bien. En 2002, pour le cinquième match décisif de la finale de la Coupe Davis, Youzhny, 20 ans à peine, lui avait remonté deux manches avant de gagner le match décisif (sur terre battue). «Mentalement, je ne trouve pas qu’il soit faible. C’est plus au niveau du physique qu’il peut parfois avoir un coup de moins bien», explique Simon. Après un premier tour facile face au Polonais Przysiezny, puis deux matchs en quatre sets face à Lacko et Troicki, le Russe n’est pas épuisé. Il aura besoin de toute son énergie pour faire face à un Central chauffé à blanc.