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Sébastien Grosjean : «Ce n'est pas la fin d'une vie, c'est le contraire»

Sébastien Grosjean : «Ce n'est pas la fin d'une vie, c'est le contraire»

ROLAND-GARROS 2010L'ancien numéro 1 français fait ses adieux au circuit ATP...
Propos recueillis par Matthieu Goar

Propos recueillis par Matthieu Goar

La casquette à l’envers la plus célèbre du tennis français va rejoindre définitivement son sac. Sébastien Grosjean, qui comptait disputer le double à Roland, n’a pas pu faire ses adieux sur le terrain. Son coéquipier Richard Gasquet, bloqué au dos, a dû déclarer forfait. Diminué par une blessure à l’épaule, «Seb» ne jouera plus sur le circuit. Il s’en est expliqué devant la presse.

Vous ne jouerez plus sur le circuit?

Ca me semble logique d’arrêter. Je voulais jouer un dernier match à Roland-Garros mais c’était trop juste. Du coup, j’ai décidé de jouer le double avec Richard mais il s’est bloqué le dos, il a mal partout. Ca ne servait à rien qu’il se pète et qu’il ne puisse pas jouer sa saison sur gazon. Je jouerais encore au tennis mais pas sur le circuit. Un moment, j’ai espéré jouer Bercy mais c’est dans trop longtemps je ne serai pas en état.

Etes-vous triste?

C’est une décision mûrement réfléchi depuis des semaines. Je suis un peu triste bien sûr car j’adore le tennis. Mais une carrière, on sait qu’il y a une fin. Ce n’est pas la fin d’une vie, c’est le contraire.

Vous avez toujours été discret.

Oui. Je suis parti tôt de France. Je vivais depuis 10 ans aux USA. Mes résultats et mon tennis parlaient à ma place.

Quels sont meilleurs souvenirs à Roland?

Il y en a plusieurs. Le quart de finale contre Agassi en 2001. La Coupe Davis remportée contre les Américains ici. C’est un tournoi à part pour tous les Français et c’était toujours un immense plaisir de pouvoir jouer ici.

Qu’allez-vous faire maintenant?

Je vais travailler pour les médias, j’ai ma fondation dédiée aux maladies orphelines qui me prend du temps et faire quelques exhibitions sur le Senior Tour car c’est un sport que j’aime.

Des regrets?

Je n’ai pas de regrets. J’aurais aimé gagner un Grand Chelem. J’ai fait des efforts. Si on m’avait dit que je serais dans les cinq premiers mondiaux au début de ma carrière, je n’y aurais pas cru.