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Les Bleus à la recherche du «star system»

Les Bleus à la recherche du «star system»

FOOTBALLFace au Costa-Rica, Raymond Domenech devrait expérimenter pour la première fois un schéma en 4-3-3...
Romain Scotto

Romain Scotto

Inutile de se fier aux indices semés par Raymond Domenech lors de matchs préparatoires. L’expérience du dernier Mondial a fait tomber quelques certitudes sur le sujet. «En 2006, on a fait toute la préparation avec un système. Et puis on a joué autrement...» rappelle le sélectionneur avant de défier le Costa-Rica en amical, mercredi à Lens. Sur le plan tactique, il semble difficile de tirer des conclusions définitives des dernières séances d’entraînement, entrecoupées de biathlon, relais en VTT et d'un tonneau en buggy...


Mais des oppositions de blocs offensifs - défensifs menées par le staff, il se dégage pourtant une tendance lourde. Le sélectionneur des Bleus a toujours reconduit la même organisation: un 4-3-3 inédit pour une équipe qui a presque toujours évolué avec deux récupérateurs. Six ans de travail remis en question à trois semaines d'un Mondial. On peut parler d’un gros chantier, voire d'une petite révolution. A la veille du premier rendez-vous amical des Bleus, Domenech parlait tout juste d’une «option» à tester en cours de match. L’intérêt prioritaire de ce premier rendez-vous étant de «mettre en place des organisations pour voir ce qu'on pourra appliquer pendant les matchs décisifs».


Malouda et Ribéry dans la même barque


Pour la première fois depuis un déplacement déprimant en Lituanie (victoire 1-0 en 2007), les Bleus devraient donc se présenter au coup d’envoi avec un seul joueur placé devant la défense, Jérémy Toulalan, dont on ne parle plus du recul en charnière centrale. Il évoluerait en soutien de deux milieux: Florent Malouda, qui a occupé ce poste à Chelsea pendant plus d’un mois en fin de saison, et Yoann Gourcuff, dont le père vante les qualités dans cette position reculée, où une grande partie du terrain s’ouvre devant lui.


Un cran plus haut, Thierry Henry ou Nicolas Anelka pourraient évoluer seul, à la pointe d’un trident complété par Ribéry, à gauche, et Gignac. Dans ce système, Raymond Domenech rendrait le sourire à son champion d’Allemagne réclamant l’exil sur le flanc gauche, sans se passer de Malouda, le joueur le plus en forme du groupe. «C'est la tactique du coach, ça ne me dérange pas, glisse Anelka. On a travaillé sur cette tactique-là. Tout le monde est OK.» Trois matchs suffiront-ils à installer un système avant le début du tournoi. La question de ne pose pas vraiment. «On verra ce que ça va donner sur le terrain, on a les joueurs qu’il faut, la qualité pour faire quelque chose de bien», enchaîne Anelka. Comme si, au final, le système de jeu n’y était pour rien.