01:09
Roland-Garros sera fixé sur son sort en février 2011
TENNIS•La fédération hésite toujours entre un agrandissement et un déménagement à l'extérieur de Paris...Alexandre Pedro
De notre envoyé spécial à Roland-Garros
Entre un appartement en centre-ville et une villa avec un jardin immense à la campagne, la Fédération Français de tennis doit décider dans les prochains moins où elle imagine le futur de ses Internationaux de France. Deux options s’offrent à elle: aménager et agrandir l’actuel Roland Garros ou déménager à l’extérieur de Paris pour se sentir moins à l’étroit (avec huit hectares, le site de la Porte d’Auteuil rend une dizaine d’hectares aux autres tournois du Grand-Chelem). Lors d’une conférence de presse organisée samedi matin, la fédération a donc présenté les différents le projet d’aménagement de l’actuel Roland-Garros ainsi que les trois sites concurrents que sont: Versailles (à proximité des jardins du château, Marnes La Vallée (à deux kilomètres de Disneyland) et Gonesse (au sud de l’aéroport de Roissy).
«La délocalisation n’est pas un chiffon rouge»
Loin d’être un simple moyen de pression sur la maire de Paris, un éventuel déménagement des Internationaux de France paraît aujourd’hui un scénario crédible si on en croit le directeur général de la FFT, Gilbert Ysern: «la délocalisation n’est pas un chiffon rouge pour mettre la pression sur la mairie de Paris». Mercredi, cette même mairie a présenté un plan d’agrandissement du site actuel qui passe par la couverture du Central-Philippe Chatrier, la construction des nouveaux terrains et l’aménagement d’une partie du Bois-de-Boulogne. Le projet s’élèverait à 200 millions d’euros (à la charge de la fédération) contre 600 millions pour un déménagement.
Si cette option est retenue en février prochain, un nouveau Roland-Garros pourrait donc voir le jour à l’horizon 2016 hors de Paris. Il s’agirait d’un complexe de 30 hectares (pour comparaison Wimbledon s’étale sur 20 hectares) avec une cinquantaine de courts dont deux principaux d’une capacité de 15.000 spectateurs et disposant d’un toit rétractable. Mais tout cela n’est pour l’instant qu’à l’ordre du projet. Ces trois sites restent des «alternatives» selon le vice-président de la FFT: Bernard Giudicelli. Plus que jamais, la balle est donc le camp de la mairie de Paris.



















