Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
A l'entraînement avec Roger Federer

A l'entraînement avec Roger Federer

TENNISLe Suisse s'est entraîné pour la première fois à Roland-Garros...
Matthieu Goar

Matthieu Goar

A la fin de son entraînement, Ana Ivanovic s’avance pour claquer la bise à Ivan Ljubicic. Les photographes, un peu plus nombreux depuis quelques minutes, remuent. «Ne t’inquiète pas, ce n’est pas pour nous», sourit le grand Croate. Effectivement. Au même moment, le tenant du titre Roger Federer fait son entrée sur le cout Philippe Chatrier pour son premier entraînement à Roland Garros depuis sa victoire en 2009.

«Sérieux, il joue toujours Pipo Inzaghi?...»

Visiblement heureux de se retrouver, Federer et Ljubicic taillent le bout de gras. L’entraîneur du Croate immortalise le moment avant de laisser les deux joueurs échanger quelques balles. Sous les yeux de Severin Lüthi, son entraîneur à temps partiel (qui n’intervient que très rarement pendant l’entraînement) et de Pierre Paganini, son préparateur physique, le Suisse réclame à Ljubicic un peu plus de lift. Déconne pas mal aussi. «Bravo Ljubi…»

Première pause. Federer s’installe sur le même banc que Ljubicic. Le début du tournoi n’est que dans quatre jours, alors on discute ballon. «Torres est un top joueur. Je ne comprends pas qu’il ne soir pas dans un des trois plus grands clubs européens», glisse Federer avant de s’inquiéter du Milan AC, une des équipes que suit Ljubicic. «Non mais sérieux, il joue toujours Pipo Inzaghi?...»


Affuté et pas déprimé

L’entraînement qui ressemble à un long échauffement d’avant-match se poursuit. Volées, volées à mi-court, smash, services… Là-haut, les techniciens de France Télévisions finissent d’installer le studio qui domine le court, d’autres scient dans un joyeux bordel. Le Central n’appartient pas encore aux joueurs. Pas grave. Tout en jouant, les deux hommes discutent, demandent des nouvelles des collègues. «Monfils et Baghdatis ? Oui, ils jouent cet après-midi à Nice…», explique Federer, affûté et pas vraiment déprimé par sa défaite face à Nadal dimanche dernier en finale de Madrid (6-4, 7-6).

Après 1h15 de décrassage, les deux hommes accélèrent en jouant des jeux. Federer lâche ses coups droits décroisés qui font très mal. Ljubicic, débordé, préfère mimer des scènes de match. «Out sir», lance-t-il en venant ostensiblement entourer une marque à deux mètres de la ligne. Les pauses s’éternisent. «C’est tellement bon de jouer comme ça sans pression. De toute façon si tu perds la passion, t’es foutu.» Federer acquiesce. Ces deux-là n’en manquent de toute façon pas.

>> Suivez Roland-Garros en live comme-à-la-maison à partir de lundi sur 20minutes.fr