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Martin Djetou: «Certains joueurs peuvent rester frustrés»

Martin Djetou: «Certains joueurs peuvent rester frustrés»

INTERVIEWL'ancien international, refoulé de dernière minute de la Coupe du monde 98, revient sur cet épisode douloureux...
Propos recueillis par Romain Scotto

Propos recueillis par Romain Scotto

Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.
même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes
Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.
Raymond Domenech
Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.


Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.

Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.


Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.

Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.


Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.

Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.


Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.

Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.


Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.

Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.
Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers.
Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.


Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.

Renvoyé chez lui à la veille du Mondial 98, comme cinq autres coéquipiers, Martin Djetou garde encore un souvenir amer de cette mise à l’écart de dernière minute. Cette année, même s’il n’emmènera que «24 ou 25 joueurs» en stage à Tignes, Raymond Domenech pourrait lui aussi faire quelques frustrés, selon l’ancien défenseur de l’AS Monaco. A moins qu’il ne trouve les bons mots.

Quelle a été votre réaction lors que vous avez entendu Raymond Domenech dévoiler 30 noms au lieu de 23?
J’ai d’abord été surpris par rapport au fait qu’il n’ait pas pris certains joueurs qui méritaient amplement leur sélection. Sinon, avec 30 noms il respecte les consignes de la Fifa. Oui, j’étais surtout surpris par le fait qu’il n’y ait pas Nasri qui a fait un très bon championnat. Je suis aussi super choqué par rapport à Benzema.

Mais cela signifie aussi que sept joueurs vont déchanter tout près du but? Vous connaissez bien ce cas de figure…
Oui et c’est traumatisant. Sur le moment, c’est très difficile. Après on relativise. Il y a un choix à faire et il faut le prendre avec beaucoup de philosophie. C’est frustrant, c’est dur. Moi de mon côté, on m’avait promis certaines choses. Je devais être dans le groupe. Le sélectionneur comptait sur moi par rapport à ma polyvalence et ma jeunesse, et au dernier moment j’ai dû rentrer à la maison. C’est ça qui était dur pour moi. Après j’étais à 100% supporter de l’équipe de France quand même.

O
n finit quand même par digérer cet épisode au fil du temps?
Oui, je l’ai digéré. Si j’avais été sélectionneur, j’aurais peut-être fait pareil. Mais c’est vrai que les gens qui ne sont pas sélectionneurs, ceux qui sont autour, ne le voient pas de la même manière. Ils se mettent tout de suite du côté des gens qui sont renvoyés à la maison. Si on n’explique pas mot pour mot les raisons pour lesquelles on n’a pas sélectionné, c’est sûr que c’est frustrant. Mais si le sélectionneur prend son téléphone, et a un bon discours, ça ira. Ceux qui rentreront à la maison ne resteront pas frustrés, comme l’est, je pense, Patrick Vieira malgré les mots qu’il a eu en étant très calme et posé. Certains joueurs peuvent vraiment rester frustrés.

Dans ce groupe de 30, il y a aussi certains joueurs qui sont déjà très heureux d’être là. Ce sera moins difficile de les écarter…
Bien sûr. La joie de Valbuena fait plaisir à voir. Ce gars-là, je crois qu’il va y aller. Ce n’est pas pour critiquer mais quand on part pour une Coupe du monde, il faut des gens qui ont déjà joué ensemble. Planus, c’est un super joueur, mais il n’a jamais joué en équipe de France. Domenech aurait pu le tester quand il a pris Ciani par exemple. Non. Ce gars là, il risque de rentrer à la maison.

Pour la suite d’une carrière, ce renvoi de dernière minute peut avoir de lourdes conséquences...
Ça peut être compliqué. Pour nous, ça c’était passé d’une certaine manière et j’espère que pour eux, ça se passera autrement. Domenech dit de certains qu’ils sont jeunes et qu’ils ont le temps, mais aujourd’hui, on n’a plus le temps. A l’époque, Pierre Laigle l’avait très mal vécu. Je crois que même aujourd’hui, il ne s’en est pas remis. Ibrahim Ba, ce qui l’a tué, c’est sa pub pour Snickers. Il était trop mis en avant pour cette Coupe du monde. Moi, le sélectionneur m’avait dit "mon petit je compte sur toi". Et au final, il ne m’a pas dit les mots que je voulais entendre. On me mettait en concurrence avec deux monuments de l’équipe de France, Deschamps au milieu, et Desailly en défense. Il aurait pu me dire que ces deux-là étaient des cadres de son équipe et que même si la presse me voyait dans l’équipe, il ne voulait pas me prendre.

Est-ce que quand on est «réserviste», pour pallier une éventuelle blessure, on suit réellement un programme physique dans son coin, au cas où?
Non, ça je n’y crois pas du tout. Franchement je me mets à la place de ceux à qui on va dire "tel jour tu fais tel temps de course, tant d’étirements tant d’abdos." Euh…quand le championnat est fini, le championnat est fini. Et on part en vacances avec sa petite famille.