Les cinq dates-clés du titre marseillais
FOOTBALL•Le vrai-faux départ de Valbuena, l’altercation M'Bia-Deschamps, la finale de la Coupe de la Ligue...Matthieu Goar
Voici les cinq moments importants de la saison qui ont permis à Marseille de devenir champion de France.
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Janvier 2010, fin du mercato d’hiver: «Je ne trouverai rien de mieux que l’OM»
Chouchou de l’ère Gerets, banni de l’ère Deschamps, Mathieu Valbuena traîne son spleen et attend le mercato d’hiver. L’OM lui donne un bon de sortie, «Petit vélo» se vend sur son site Internet. Las, aucun club ne lui fait de proposition intéressante. CAN oblige, le lutin marseillais et un autre joueur en difficulté, Ben Arfa, retrouvent du temps de jeu fin janvier face à Bordeaux puis au Mans. «Ils m'ont plus, ils ont mis du rythme et donné un coup de fouet à cette équipe. Ils vont rester», révèle Deschamps. Par son dynamisme, Valbuena sera l’homme fort du sprint final. «Tant que j’ai des émotions fortes et que je joue, je reste. Je ne trouverai rien de mieux que l’OM», s’émeut Valbuena en fin de saison. L’amour.
30 janvier 2010, Montpellier-OM, 22 e journée de Ligue 1: «Il va être titulaire à côté de moi sur le banc»
Face aux Héraultais, les Marseillais touchent le fond. Avec une défense totalement perméable, l’OM se traîne à 6 points de la deuxième place. Les joueurs se parlent, Deschamps impose ses choix. Lors de la 23e journée, face à Valenciennes, sa feuille de match inédite qui va bouleverser la saison marseillaise: le milieu M’Bia descend d’un cran en défense centrale, Heinze glisse à gauche. L’OM gagne 5-1, les egos crisent. «Ça commence à bien faire. Je ne peux pas m’exprimer à ce poste-là», râle le Camerounais. Deschamps met le pied. «Moi Je vais lui trouver une place tout de suite. Il va être titulaire à côté de moi sur le banc.» M’Bia fait profil bas et rayonne jusqu’à la fin de saison à côté de Diawara. Deschamps a trouvé sa charnière.
18 mars 2010, OM-Benfica, 8e retour de la Ligue Europa: «L’élimination contre Benfica qui nous permet d’en être là aujourd’hui.»
Un match accroché (9 cartons jaunes et un rouge), deux buts portugais dans le dernier quart d’heure et Marseille est renvoyé aux affaires nationales. Adieu la Ligue Europa. Le peuple marseillais, sevré de Coupe d’Europe, couine. En plus Benoît Cheyrou, un des acteurs majeurs du début de saison, se blesse. A tort. «C’est paradoxal et je ne devrais peut-être pas le dire, mais c’est surtout l’élimination contre Benfica qui nous permet d’en être là aujourd’hui. Si on avait continué notre parcours européen, en jouant le jeudi et le dimanche, je suis certain que nous n’en serions pas là», lâche l’entraîneur de l’Olympique de Marseille dimanche dernier au Canal Football Club.
27 mars 2010, OM-Bordeaux, finale de la Coupe de la Ligue: «C’est impossible que Bordeaux ait plus de détermination que nous.»
Au bout d’un week-end très bien géré et d’un match gagné au mental (3-1), l’OM rompt un jeûne long de 17 ans sans trophée. La Coupe de la Ligue déménage et quitte Bordeaux pour le Vieux Port. Le premier signe de l’alternance. «J’ai dit et répété aux joueurs avant le match: ‘C’est impossible que Bordeaux ait plus de détermination que nous’. Cette Coupe, ils l’ont gagnée trois fois, ils ont un match de Ligue des champions mardi avec la possibilité d’accrocher une demi-finale», explique Didier Deschamps après la rencontre, une écharpe de l’OM autour du cou. Prémonitoire. Bordeaux va s’épuiser dans sa course à l’Europe et l’OM, poussé par la folie qui enflamme la ville, s’envole vers le titre (6 victoires et 1 nul en championnat depuis cette finale).
7 avril 2010, Marseille-Sochaux, 14e journée du championnat (match en retard): «Ce n’est pas un problème d’être devant»
C’est qui le patron? Au Vélodrome (privé du groupe MTP à cause des fumigènes), Marseille s’impose 3-0 face à Sochaux. Comme à la parade, Heinze, Ben Arfa et Koné y vont de leur petit but. Ce match en retard de la 14e journée arrive comme une bénédiction. L’OM prend la tête du classement pour ne plus jamais la lâcher. «Ce n’est pas un problème d’être devant. Car quand on est derrière, on n’a pas le droit à l’erreur et il faut espérer que les autres perdent», analyse le pragmatique Didier Deschamps.
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