Benoît Pedretti, un milieu en trompe-l'oeil
FOOTBALL•L'espoir a enfin confirmé à Auxerre...Romain Canuti
Après son échec à l’OM et à Lyon, la France du foot avait rangé Benoît Pedretti dans la même catégorie que son sosie Jordy: celle des éternels espoirs. Pour sa quatrième saison à Auxerre, le milieu de terrain s’est offert une belle revanche. Il est le fer de lance d’une équipe vouée à finir sur le podium, qui ne s’interdit plus de penser au titre à l’approche du match de vendredi soir. Le palier est franchi. Pourtant, à son sujet, ce sont avant tout ses détracteurs qui se font entendre. Outre Louis Nicollin et son sens de la formule, Frédéric Antonetti et Philippe Montanier ont également stigmatisé le jeu tout en semelle de l’ancien sochalien.
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Un écolier délesté de son cartable et de ses BN
Pour son jeune partenaire Kévin Malaga, c’est la partie visible de l’iceberg icaunais: «Chez nous, c’est le seul qui sait mettre le pied, alors ils lui tombent tous dessus.» En fait, Pedretti, c’est un énorme malentendu. Au vu de son physique, on se dit que l’on va affronter un écolier délesté de son cartable et de ses BN. Le blondinet est pourtant teigneux, rebelle sur le pré comme en dehors. Il l’a toujours été. Dans son club formateur à Sochaux, le fief de Peugeot, il se rendait à l’entraînement en Mégane. A l’OM, il n’avait mis qu’un mois pour critiquer la tactique de son entraîneur d’alors, José Anigo, en direct à la télévision. Mais Pedretti en confiance, c’est aussi neuf ballons sur dix joués vers l’avant. En somme, c'est un joueur rigoureux, altruiste, détesté par certains et chouchouté par d'autres. Contre l'OM, le club chéri et favori, il saura se motiver comme jamais.


















