Coupe du monde 2022 : La FFF tacle Amnesty International

FOOTBALL La Fédération française de football a répondu à Amnesty International

W.P.
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La banderole déployée par Amnesty International au siège de la FFF, l'année dernière
La banderole déployée par Amnesty International au siège de la FFF, l'année dernière — Amnesty International

La FFF contre-attaque. Prise à partie par Amnesty International, qui dans sa récente « lettre aux Bleus » a annoncé qu’elle soutiendrait le Danemark face au « silence assourdissant de [l’équipe de France] face aux milliers de travailleurs migrants décédés sur les chantiers qataris et aux milliers d’autres soumis au travail forcé », la Fédération française de football a répondu.

« Amnesty International est une organisation admirable que nous respectons. Elle est bien entendu libre de soutenir le Danemark et non la France, écrit la Fédération dans un communiqué. La FFF déplore néanmoins cette campagne de stigmatisation. La FFF et l’équipe de France sont libres de s’exprimer ou non. Elles n’ont pas attendu l’échéance prochaine de la Coupe du monde au Qatar pour défendre au quotidien, sur le terrain, et à leur niveau, les droits de l’homme, ainsi que d’autres causes essentielles. »

La FFF préfère souligner les « avancées sociales » au Qatar

Amnesty salue à l’inverse « la team danoise, grande favorite pour remporter le challenge de l’engagement ». Les Danois porteront lors de la Coupe du monde au Qatar des tenues d’entraînement affichant des messages sur les droits humains. Quant à la fédé danoise, elle avait réclamé une enquête indépendante sur le sort des travailleurs immigrés dans l’émirat.

Du côté de la FFF, le son de cloche n’est pas tout à fait le même. « Concernant précisément la Coupe du monde au Qatar, la position de la FFF est très claire : participer ne signifie pas fermer les yeux et cautionner. L’organisation de cette Coupe du monde a cependant permis des avancées sociales au Qatar que même certaines ONG reconnaissent, y compris Amnesty International. Même si la réalité du terrain n’est pas parfaite, ces progrès sont indéniables et positifs. »

Pas une campagne d’image

Et la fédé de conclure. « La FFF est - et restera - très vigilante quant au respect des droits de l’homme au Qatar. Elle a seulement fait le choix d’agir fermement mais sereinement et respectueusement sur le terrain plutôt que d’en faire une campagne d’image. Elle a ainsi mis en œuvre différentes mesures de vérifications concernant le respect des droits sociaux et l’application de conditions de travail respectueuses sur le camp de base de l’équipe de France. La FFF participe par ailleurs de manière active et engagée à un certain nombre de travaux aux côtés d’autres fédérations qui portent par exemple sur la possibilité de création d’un centre d’accueil pour les travailleurs immigrés et la création d’un fonds d’indemnisations. »