J'ai testé le prologue du Tour de France avec Miss France

CYCLISME Rotterdam, du vent, un tandem, un ancien maillot jaune et Malika Ménard dans la roue...

Alexandre Pedro

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Miss France 2010, Malika Ménard, le 12 avril 2010 à Rotterdam.
Miss France 2010, Malika Ménard, le 12 avril 2010 à Rotterdam. — LYDIE/SIPA

«J’ai un bon coup de pédale… mais ça ne dure pas longtemps.» A Rotterdam, Malika Ménard pédale contre le vent, la pente (très légère) et la fatigue propre à sa nouvelle fonction. A l’invitation de Brandt (partenaire du Prix de la Combativité du Tour de France), Miss France 2010 et une quinzaine de journalistes font travailler leurs mollets (pas rasés pour certains) sur le parcours du prologue de la Grande Boucle 2010. Si le 3 juillet prochain la victoire risque de se disputer au-dessus des 50 km/h entre les Cancellara, Wiggins, Millar et autres gros rouleurs, l’allure est plus modéré au sein de notre petit peloton.

Il faut dire que pour corser les huit kilomètres du parcours tracé entre les tours de Rotterdam la verticale, nous roulons avec des tandems à l’aérodynamisme contestable. Rien à redire en revanche sur les pistes cyclables qui jalonnent la ville. Aux Pays-Bas, le cycliste ne cohabite pas avec des taxis pressés ou des piétons égarés.  Arrive le pont Erasme et sa légère montée. Balayé par le vent de la mer du Nord, l’obstacle prend des allures de Tourmalet batave. Le duo formé par 20minutes.fr et France Soir décident de porter son effort et jouent des coudes pour remonter sur la paire RMC Info/ASO.

Hors de question de relayer un sprinter

Pas de quoi affoler un ancien maillot jaune du Tour comme Jean-Patrick Nazon. L’ex-sprinter (qui s’essaye au triathlon) recolle à l’économie et avec un sourire chambreur en coin. Miss France pointe, elle, déjà à une bonne minute. A sa décharge, Malika Ménard préfère le ballon rond à la petite reine. «Je jouais attaquante au collège et au lycée», révèle cette fan de Thierry Henry «parce qu’il ne faut oublier tout ce qu’il a fait pour les Bleus».

Faute de chronométreur disponible, le prologue tourne à l’étape en ligne. Pas fou, je prends la roue de Jean-Patrick Nazon et refuse de le relayer. Si c’est pour qu’il m’aligne au sprint… Un groupe de quatre tandems arrive détaché, la victoire ne peut échapper à Nazon et son partenaire d’Orange Sport, mais le duo est victime d’une erreur d’aiguillage. 20minutes.fr et France Soir sautent sur l’occasion et rafle la mise, mais faute de ligne d’arrivée bien définie le résultat ne sera jamais validé. Autour d’une bière néerlandaise, Jean-Patrick Nazon livre son verdict sur le parcours: «C’est un vrai prologue avec des relances et une longue ligne droite.  Le vent risque d’être un élément  déterminant». Sans surprise, notre cycliste voit l’ogre Fabian Cancellara imposer sa loi le 3 juillet prochain. Avec Miss France sur le porte-bagages du Suisse, ces adversaires auraient peut-être une chance.