Chamakh: «Je pars, j’en suis sûr»

FOOTBALL L'attaquant marocain de Bordeaux se serait déjà engagé avec Arsenal...

A Bordeaux, Lauren Horky
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Le footballeur bordelais Marouane Chamakh, lors de la conférence de presse du 29 mars, avant le quart de finale de Ligue des champions face à Lyon.
Le footballeur bordelais Marouane Chamakh, lors de la conférence de presse du 29 mars, avant le quart de finale de Ligue des champions face à Lyon. — P.Desmazes/AFP

De notre journaliste à Bordeaux

Mercredi soir, Marouane Chamakh a donc disputé son dernier match de  Ligue des champions avec le maillot girondin sur les épaules.  L'attaquant marocain dont le faux départ à Arsenal avait animé le  dernier été des champions de France a révélé jeudi matin en conférence de presse qu'il s'est déjà entendu avec les  Gunners pour un contrat de quatre ans. Il n'y aura donc pas de nouveau feuilleton à  l'intersaison.

Comment s’est senti Bordeaux ce matin, après cette élimination en Ligue des champions?

On a un peu la gueule de bois quand même, le réveil a été un peu dur. Après il faut faire face à la réalité, il ne nous reste que le championnat. Il faudra faire en sorte de mettre toute l’énergie qui nous reste dans cette fin de saison pour atteindre notre dernier objectif. Si on veut revivre ces moments en Ligue des champions, cela passe par cette case. Il faudra se servir de notre état d’esprit contre Lyon pour finir le championnat en beauté.

 
Contre Lyon il s’agissait peut-être de votre dernier match européen avec Bordeaux?

Certainement… Je pars, j’en suis sûr. C’est pour ça que je voulais aller le plus loin possible. Ça s’est joué à pas grand-chose. Quoi qu’il en soit je suis content et fier du parcours que l’on a réalisé avec ce groupe et avec le public. Même si on a été à deux doigts d’atteindre le dernier carré, pas grand monde nous voyait en quart de finale [au début de la saison].

 
Vous avez toujours souhaité quitter votre club formateur sur un titre. Allez-vous vous sentir obligé de bouger vos coéquipiers pour y parvenir?

(Rires) Non pas du tout parce que je pense que mes coéquipiers sont déjà tous très motivés et ont tous envie aussi de finir en beauté. Je n’aurai pas besoin de leur dire quoi que ce soit. J’espère qu’on va le prouver dès ce week-end car il ne reste pas beaucoup de matchs et donc pas beaucoup de points à prendre. Il faudra en prendre le maximum sur ces cinq semaines mais je sens que ce groupe en est conscient et a envie de marquer les esprits.

 
Même en sachant que vous jouiez votre dernière saison ici, vous avez toujours tout donné. Est-ce une fierté?

Bien sûr j’en suis fier. Je suis fier de dire que je suis resté authentique et que j’ai toujours donné tout ce que je pouvais. Comme je dois partir, je ne veux rien avoir à regretter. J’ai le sentiment de n’avoir jamais triché. Même s’il y a eu des moments de moins bien, j’ai toujours fait mon maximum.

 
Maintenant que vous n’éludez plus la question de votre départ, vous sentez-vous libéré ou êtes vous toujours sur la réserve?

Je suis sur la réserve car c’est vraiment dur. Mais petit à petit je pense que je vais plus me lâcher. Mais c’est dur par rapport au club, par rapport aux supporters et en plus je n’ai encore rien gagné donc je ne veux pas me laisser emballer comme ça. Il me faut quelque chose cette année. Le minimum sera d’assurer une place en Ligue des champions pour le club l’an prochain mais personnellement, mon objectif reste le titre. Ce serait quelque chose de magnifique.

 Cela commence par le PSG samedi. 

En championnat c’est clair, ils ne sont pas à leur place. Mais ils n’ont plus de pression car ils sont maintenus et pour une place en Ligue des champions ça sera trop compliqué. Surtout attention au piège car ils vont pouvoir jouer relâchés. Ils seront chez eux, ils vont retrouver leur public. On aura plus gros à perdre qu’eux, beaucoup plus.