Michel Moulin: «Je suis là pour aider Le Mans à se transcender.»
FOOT•L'éphémère conseiller sportif du PSG vient d'être nommé manager sportif du Mans jusqu'à la fin de la saison...Propos recueillis par A.P.
Michel Moulin doit aimer les missions impossibles. Celui qui voulait concurrencer l’Equipe avec Le 10 Sport débarque au Mans (actuel 19e de Ligue 1), comme manager sportif. Le créateur de ParuVendu a neuf journées pour sauver Le MUC 72 de la relégation.
Comment êtes-vous devenu le nouveau manager sportif du MUC 72?
J’ai accepté cette mission par amitié pour son président, Henri Legarda. On se connaît depuis dix ans et quand il m’a demandé de lui donner un coup de main, je n’ai pas hésité une seconde.
Vous ne devez pas ignorer que tout le monde voit déjà Le Mans en Ligue 2 la saison prochaine. Comment pensez-vous changer la donne?
Je suis persuadé que Le Mans peut se maintenir. Vous savez, le football c’est d’abord beaucoup de psychologie. Tout se joue dans la tête. Il suffit de pas grand-chose pour enclencher une dynamique positive. Je pense pouvoir apporter mon enthousiasme. Je suis là pour aider l’équipe à se transcender. Et puis je connais le foot. Je rappelle quand même que c’est moi qui ai conseillé au PSG de recruter Stéphane Sessegnon alors qu’il jouait au Mans justement.
Que retenez-vous de votre court passage au PSG au printemps 2008?
Que du positif. J’ai beaucoup appris sur le foot et le club a évité la relégation en fin de saison. Avec Le Mans, le contexte est complètement différent. Déjà ce n’est pas mon club comme pouvait l’être le PSG. Et puis le président Legarda est un ami alors qu’au PSG j’avais dû parler deux fois à Sébastien Bazin (NDLR : actionnaire majoritaire du club) avant de prendre mes fonctions.
Allez-vous vous installer au Mans ?
Non, je vais faire des allers-retours depuis Paris. Entre ParuVendu, Le 10 Sport, je suis un homme assez occupé.
Vous allez relancer Le 10 Sport (aujourd’hui hebdomadaire) en format quotidien pour la coupe du Monde. A terme, voulez-vous installer le titre comme un quotidien?
C’est l’objectif, mais tout ne dépend pas que de nous. Il faut voir si le groupe Amaury relance Aujourd’hui Sport pour me contrer. Ils sont tout à fait capables de lancer un Aujourd’hui Sport spécial Mondial … Vous savez, je n’ai pas l’argent d’Amaury. Je ne peux pas me permettre d’imprimer 500.000 exemplaires pour en vendre 30.000. Si on est seul face à l’Equipe, on a une chance… J’ai retenu les leçons de la première version du quotidien. On n’était pas prêt, la maquette n’était pas belle. Maintenant, on a une vraie équipe de journalistes, d’ailleurs je ne me mêle presque plus du contenu. J’ai compris que je n’étais pas journaliste mais un type qui sait vendre de la pub.



















