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Yacine, supporter à Auteuil: «J'enlève mon écharpe parce que j'ai peur»

Yacine, supporter à Auteuil: «J'enlève mon écharpe parce que j'ai peur»

INTERVIEWLa saison prochaine, ses parents ne veulent pas qu'il reprenne son abonnement...
Propos recueillis par Romain Scotto

Propos recueillis par Romain Scotto

Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.


Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.

Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.


Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.

Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.


Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.

Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.


Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.

Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.


Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.

Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.


Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.

Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.


Présent au Camp des Loges jeudi matin pour assister à l’entraînement des joueurs du PSG, Yacine*, 18 ans, n’est plus un supporter rassuré depuis quelque temps. Abonné depuis deux ans au Parc des princes, et depuis cette saison en tribune Auteuil, le jeune homme n’aurait jamais imaginé qu’un supporter puisse décéder en se rendant au stade. Il fait part de son incompréhension…

Comment avez-vous réagi à la mort de Yann? Vous touche-t-elle directement, ou êtes-vous hermétique à ce drame?
Non, je ne me sens pas du tout concerné parce que je n’ai jamais eu de problème. Moi, je vais au Parc pour prendre un peu de plaisir, pour voir un match de foot. Parfois, j’emmène des copains ou des copines. Apprendre qu’il y a eu un mort… ça fait peur. Et maintenant, ça devient difficile parce qu’on se dit, «si on y va, que va-t-il nous arriver?» Jamais je n’aurais imaginé que cela puisse arriver un jour. C’est chaud quand même.

Ces derniers mois, vous aviez peur de vous rendre au stade?

Quand on est dans la tribune, on est là pour soutenir notre équipe. On est dans le match. On est le douzième homme comme on dit. On se concentre sur les chants. De toute façon, il y a des caméras et la police. C’est plus en dehors du stade, avant d’entrer dans le Parc ou en sortant qu’on sent ce climat. On se dit qu’il peut nous arriver quelque chose. Dans le bus, je ne mets plus mon écharpe (du virage d’Auteuil). Je l’enlève parce que, oui, j’ai peur. A la fin du match, vers 22h, 23h, on ne sait jamais sur qui on va tomber dans certaines gares. Dans le métro, on peut me dire, «t’es de telle tribune» et on va me mettre des coups. Donc je ne la mets plus pour l’instant. J’espère que ça se calmera. Il faut laisser un peu de temps.

Avez-vous déjà été menacé par des membres de l’autre kop?

Non, pas encore. J’ai des copains à Boulogne. On en rigole de ces problèmes. Mais il faut s’entendre. Il faut que les deux tribunes se parlent. Qu’elles ne restent pas dans leur coin. Le problème serait réglé depuis longtemps si c’était le cas.

Que signifie pour vous d’être supporter à Auteuil? Vous êtes d’abord supporter du PSG, non?
Moi, j’ai grandi à Auteuil. On m’emmenait là quand j’étais petit. Donc je suis fier d’être ici. Je suis fier de ma tribune. Mais, normalement… Je ne sais pas… Les deux tribunes devraient s’apprécier. C’est le même club qu’on supporte. Quelqu’un d’Auteuil ou de Boulogne est content quand le PSG gagne. Il est triste quand il perd.

Pensez-vous que ce drame attise les tensions entre supporters?
Oui, parce que tout le monde s’en mêle. Les supporters vont se sentir visés. Ils vont commencer à réagir, à mettre des banderoles. Ce sera n’importe quoi. Malheureusement, c’est comme cela que ça va partir. Ils se sentent attaqués, et ils vont se faire remarquer.

Grégory Coupet affirme qu’il n’accompagnerait pas ses enfants au Parc. Vos parents s’inquiètent-ils pour vous?

Mon père n’est pas rassuré du tout. Il m’a dit, il y a deux jours: «L’année prochaine, c’est mort, tu ne te réabonneras pas.» Mais c’est normal, moi aussi, un jour je serai père et je ne laisserai pas mon fils aller au stade s’il y a des problèmes comme ça.

En raison de débordements racistes d'une minorité d'internautes venant regler leurs comptes, cet article est fermé aux commentaires.

* Son prénom a été modifié