Le bilan insolite des Jeux olympiques

VANCOUVER2010 Des Canadiennes qui fument trop de cigares et des Russes tancés par Poutine, il s'est passé de drôles de choses aux JO…

Mathieu Goar

— 

Les fille de l'équipe de Hockey du Canada, championnes olympiques fêtent leur victoire au champagne, sur la glace, le 25 février 2010.
Les fille de l'équipe de Hockey du Canada, championnes olympiques fêtent leur victoire au champagne, sur la glace, le 25 février 2010. — L. ACOSTA / AFP

La célébration qu’il aurait mieux valu éviter

Après leur victoire face aux Américaines, les hockeyeuses canadiennes ont fait la fête dans les vestiaires puis elles sont revenues faire les folles sur la patinoire. Canettes de bières et gros cigares au bec, elles ont joué leur star devant les photographes. Des clichés qui ont choqué certains esprits puritains au Canada. Le lendemain, les joueuses ont dû s’excuser. «Personne ne fume dans l’équipe, c’est juste une tradition du hockey de boire du champagne et de sortir les cigares dans les vestiaires en cas de victoire. Mais ce n’est pas l’image que nous voulions donner devant les jeunes enfants», a déclaré la joueuse Haley Wickenheiser.

Le ratio le plus douloureux

Cinq secondes de descente et 102 groupes Facebook créés. Marion Rolland, martyre du Web, a connu la renommée la plus fulgurante et douloureuse de ces JO.

La nuit la plus courte

«Maintenant? Et ben, je vais me mettre une grosse cuite.» Après sa médaille de bronze en skicross, Marion Josserand est rentrée à 7h30. Visite à sa rivale canadienne en or, boite de nuit, puis départ pour faire des photos chez NBC après une nuit blanche. Il n’y a pas à dire, le sport, c’est la santé.

Les équipes qui ont la lose

On aurait pu évoquer les hommes du ski alpin autrichien (0 médailles) qui vont devoir s’expliquer sur la faillite de la Wunderteam. Mais les Russes ne sont pas non plus pressés de prendre l’avion avec seulement trois médailles d’or dans les valises. Ils en avaient ramené huit de Turin. Une baisse des résultats qui a fait réagir le Premier ministre Vladimir Poutine bien conscient que la Russie accueille les prochains JO d’hiver. «Bien sûr, c'est l'occasion d'analyser de manière critique et de tirer des conclusions en matière d'organisation, a-t-il expliqué avant de relativiser. Ce n'est quand même pas une raison pour baisser les bras, se couvrir la tête de cendres et se flageller jusqu'à l'épuisement.» Se flageller? Voilà une expression qui ne donne pas envie d’atterrir à Moscou.

L’endroit où il fallait être

C’est la tradition. A chaque médaille, on fait une petite fête au club France. Et aux JO de Vancouver, la délégation en avait deux: un à Vancouver proprement dit et un autre à Whistler. Victoire écrasante de ce dernier au niveau des fiestas puisqu’il a organisé 7 célébrations de médailles (les 6 du biathlon plus l’or de Lamy-Chappuis) contre 4 pour celui de Vancouver. Les amateurs de champagne préfèrent Whistler.

L’entraîneur français qu’il aurait fallu garder

En 2009, l’entraîneur des slalomeurs Jean-Baptiste Grange et Julien Lizeroux, Jacques Théolier, est recruté par la fédération italienne de ski. A Vancouver, son nouveau protégé, Giuliano Razzoli, rafle l’or du slalom. Julien Lizeroux termine 9e. «Son départ nous embête un petit peu», avait lâché Grange à l’époque. C’est encore plus vrai maintenant.

Le salaire des stars

5,4 millions de dollars (environ 3,8 millions d’euros). Voilà le salaire annuel moyen d'un joueur de l'équipe canadienne masculine de hockey. A comparer aux 8 millions d’euros gagnés par Thierry Henry, le joueur le mieux payé de l’équipe de France.

47%

C'est le pourcentage des médailles canadiennes qui ont été remportées par des Québécois alors qu’ils ne représentent que 25% de la délégation. Les francophones en sont très fiers.