Heinze n'a jamais tremblé sous les huées du Parc des Princes

Sandrine Dominique

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Gabriel Heinze et la défense marseillaise ont bien résisté aux assauts des Parisiens.
Gabriel Heinze et la défense marseillaise ont bien résisté aux assauts des Parisiens. — TSCHAEN / SIPA

Les tristes images de supporters parisiens canardant Fabrice Fiorèse sur chaque corner lors du clasico de la saison 2004-2005 sont restées ancrées dans les mémoires olympiennes. La raison d'un tel comportement ? Le milieu offensif avait commis l'erreur de quitter le PSG à l'été 2004 pour rejoindre l'OM. Le public de la capitale ne lui a jamais pardonné l'affront.

Heinze en avait sous la semelle
Après trois ans passés à Paris (de 2001 à 2004), Gabriel Heinze allait-il subir le même sort hier au Parc des Princes ? Oui, les Parisiens lui ont réservé quelques banderoles dont ils ont le secret comme : « Heinze, en 45 on t'aurait tondu. » Mais le défenseur central – repositionné latéral gauche hier – n'en avait cure. « Je n'ai pas d'appréhension, assurait-il avant le match. On va jouer un match de foot. On gagne, on perd ou on fait un nul. Et puis dans six mois il y aura un autre clasico…» L'Argentin n'a d'ailleurs pas tremblé quand il a dû dégager cinq ballons dès la 1re minute sous les huées. Toujours sifflé – contrairement à Cissé, autre ancien du PSG–, cela ne l'empêche pas de monter aux avant-postes (13e) et même de rater la balle de 2-0 sur un coup franc de Valbuena (45e), sa tête trouvant le poteau. N'oubliant pas son travail défensif, il se jette aussi devant Erding (39e) pour lui boucher l'angle de tir. Mais après un repos forcé pour cause de blessure, Gaby avait des fourmis dans les jambes hier. C'est son centre, détourné par Edel sur Lucho, qui amène le 2-0 (55e). A partir de là, le public furieux contre les siens, l'a oublié et a sifflé ses joueurs. Puis est venu le 3-0 pour l'OM. Il pouvait être tranquille…