JO: 4e du combiné nordique, la France pointe du doigt Sébastien Lacroix
Vancouver2010•Le relais masculin n'a pas pu défendre toutes ses chances pour monter sur le podium...A. Pa. (avec R.S. à Vancouver)
Pas de reproches officiels, mais des Bleus amers et très frustrés de terminer encore une fois à la quatrième place. Comme à Turin et aux Mondiaux. La faute à son troisième relayeur, qui s’est effondré juste avant de lancer Jason Lamy Chappuis, le leader de l’équipe.
«Si j’avais passé le relais à Jason en même temps que l’Allemagne, cela lui aurait donné un peu plus de chances de jouer le podium, s’en veut Sébastien Lacroix, très énervé à la fin de sa course. Je n’arrive pas à tenir le coup sur le ski de fond. Frenzel est parti tout seul sur la fin, il a fait un gros finish. Physiquement, je me sentais vraiment très bien. J’ai fait la première bosse à un bon train. Pendant tout le premier tour, j’en ai gardé sous le pied. Mais l’Allemand m’a doublé à la glisse. A la vitesse où il m’a passé, ça fait mal.»
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Parti trop vite
«Seb est parti vite, c’est vrai, reconnaît Etienne Gouy, le coach de l’équipe de France. Mais bon, s’il distance l’Allemand et qu’il revient avec 30 secondes d’avance, on lui dit bravo. Il a craqué. Maintenant, il faut voir si ce sont les skis, lui ou sa gestion de la course. C’est difficile de dire s’il a pris trop risque ou non. C’est vrai qu’après la course, on peut dire qu’il est parti trop vite.»
Derrière, le relais de Jason Lamy Chappuis, champion olympique de la discipline, peine à rattraper le retard accumulé par son partenaire. «La neige a commencé à tomber, la piste était plus dure et moins glissante. Pour moi, c’était impossible de revenir. J’ai essayé de partir à fond. Après, quand j’ai vu que l’écart ne se réduisait pas, c’est un peu dur. J’avais aussi à coeur de conserver cette quatrième place.» Une réunion est prévue dans les prochaines heures entre les quatre relayeurs et leur entraîneur pour débriefer la course. Histoire de remettre les pendules à l’heure.



















