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Malgré tout, elles n’ont d’yeux que pour Brian Joubert

Malgré tout, elles n’ont d’yeux que pour Brian Joubert

VANCOUVER – Après la désillusion qu'il vient de vivre, le Français peut toujours compter sur ses nombreuses fans...
Romain Scotto, à Vancouver

Romain Scotto, à Vancouver

De notre envoyé spécial à Vancouver


Akumi avait brodé son nom à la peluche qu’elle a lancée à Brian. «Un lapin porte-bonheur», en théorie. Le Français, n’y a même pas porté un regard après sa prestation sur la glace. Totalement groggy à l’issue d’un programme court qui anéantit déjà ses rêves de titre olympique. Au passage, le Poitevin a torturé quelques unes de ses fans, disséminées dans le Coliseum de Vancouver, mardi soir. Mais s’il a besoin de réconfort, il peut toujours tomber dans leurs bras.


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«Ce n’est pas grave... On continuera à l’aimer et le suivre en compétition», glisse Akumi, une groupie japonaise. Pourquoi? Parce qu’il reste «le plus sympathique, le plus élégant, le plus beau.» La jeune femme a épuisé son stock de qualificatifs. Mais les idées ne manquent pas. Comme beaucoup de Nippones, elle voue un culte à Brian, le successeur dans leur cœur de Philippe Candeloro. Là-bas, Joubert fait partie de ces Français qui ont la cote, aux côtés des Mireille Mathieu et autres Jean-Michel Jarre.


Consul de France et fan de Joubert


«Grâce à lui, j’ai commencé à aimer le patinage, explique Akumi, drapeau bleu, blanc, rouge à la main. Je me suis même mise au français il y a trois ans pour pouvoir lui parler.» Cela n’est arrivé qu’une fois, lors du dernier trophée NHK, gagné par Brian. A sa déclaration d’amour, il aurait juste souri et signé un autographe. Elle n’en attendait pas tant. Pour voir son idole se vautrer aux Jeux, elle est même allée jusqu’à franchir le Pacifique.


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Anne-Marie, elle, a fait le voyage depuis Wellington, en Nouvelle-Zélande. Consul à l'ambassade de France chez les kiwis, elle rêvait d’une grande perf' de son chouchou qu’elle ne voit que très rarement patiner. «Chez moi, c’est une plaie le rugby. Aucune chaîne n’a diffusé les championnats du monde alors qu’elles nous mettent des rediffusions de matchs des All Blacks», grogne cette quinqua dynamique, le portrait de Joubert floqué sur le ventre.


«On peut tout lui pardonner»


Selon elle, le problème du Français n’est pas sur la glace. Il est bien plus profond. «Il aurait dû couper le cordon. Partir à Saint-Pétersbourg avec les meilleurs entraîneurs. Alors qu’à Poitiers, il n’y a pas d’émulation. Là-bas, c’est le roi du village.» Catherine, une expat' de Toronto grimée de bleu, a aussi un reproche à faire à celui qu’elle adule: «Il est un peu orgueilleux». Mais «comme Brian a de beaux yeux verts, on peut tout lui pardonner». Même un programme des JO totalement à côté de la plaque.