Quand les Artésiens déclenchent l'alerte Roux
C'est une cocasserie du monde professionnel, et à Lens, on n'a pas franchement envie d'en être la victime. Ce soir, l'arme offensive numéro 1 des Brestois s'appellera Nolan Roux, 12 buts en Ligue 2 cette saison. Il a 21 ans,...C'est une cocasserie du monde professionnel, et à Lens, on n'a pas franchement envie d'en être la victime. Ce soir, l'arme offensive numéro 1 des Brestois s'appellera Nolan Roux, 12 buts en Ligue 2 cette saison. Il a 21 ans, et l'an passé, il était encore une jeune promesse du centre de formation… lensois. C'est facile pour tout le monde, après coup, de faire un procès aux dirigeants artésiens pour ne pas avoir gardé un joueur formé à la Gaillette, qui a en plus fêté cette saison sa première sélection en équipe de France espoir. « Ce n'est pas parce qu'il manquait de qualité qu'on l'a laissé partir, mais parce que chez nous, il aurait eu du mal à jouer. Ça lui a fait du bien de sortir de son cocon, il a dû se bouger », explique Jean-Guy Wallemme. De fait, la réussite de l'attaquant brestois surprend en Artois.
« Pas dans un esprit de revanche »
Mais en Bretagne, on avait décelé le potentiel. « Ca faisait deux ans qu'on le suivait », explique Corentin Martins, le directeur sportif armoricain, qui a fait signer à Nolan Roux un contrat de trois ans. Et voilà comment, au moment du tirage au sort des 8es de finale, il était le seul de son équipe à vouloir affronter le Racing, quand le reste de l'effectif aurait souhaité l'OM. « Ça va être super d'y retourner. Ça me ferait plaisir de marquer contre mon ancien club. Ce ne serait pas dans un esprit de revanche, mais ça fait partie du jeu », explique le joueur. La revanche, ce serait pourtant un sentiment justifié. Car dans la famille Roux, le père, Bruno a été sorti de la compétition en 32es de finale avec Compiègne.A. M.



















