Brian Joubert: «L'objectif? La médaille d’or»
VANCOUVER 2010 – Avant son entrée en lice, la star du patinage se livre. Sans fioritures…Propos recueillis par Matthieu Goar
De notre envoyé spécial à Vancouver
«Pas plus d’une demi-heure de conférence et pas de questions individuelles.» L’interview de Brian Joubert s’annonce mal. C’est pourtant un patineur détendu qui s’est présenté pour répondre aux questions de la presse à deux jours de son entrée en lice (le programme court a lieu mardi). Avec un objectif en tête: «la médaille d’or, un rêve de gamin.»
«Pas plus d’une demi-heure de conférence et pas de questions individuelles.» L’interview de Brian Joubert s’annonce mal. C’est pourtant un patineur détendu qui s’est présenté pour répondre aux questions de la presse à deux jours de son entrée en lice (le programme court a lieu mardi). Avec un objectif en tête: «la médaille d’or, un rêve de gamin.»
De notre envoyé spécial à Vancouver
«Pas plus d’une demi-heure de conférence et pas de questions individuelles.» L’interview de Brian Joubert s’annonce mal. C’est pourtant un patineur détendu qui s’est présenté pour répondre aux questions de la presse à deux jours de son entrée en lice (le programme court a lieu mardi). Avec un objectif en tête: «la médaille d’or, un rêve de gamin.»
«Pas plus d’une demi-heure de conférence et pas de questions individuelles.» L’interview de Brian Joubert s’annonce mal. C’est pourtant un patineur détendu qui s’est présenté pour répondre aux questions de la presse à deux jours de son entrée en lice (le programme court a lieu mardi). Avec un objectif en tête: «la médaille d’or, un rêve de gamin.»
Vous vous êtes entraînés samedi. Comment sentez-vous la patinoire?
Globalement, je me sens très bien dans la patinoire principale.
Globalement, je me sens très bien dans la patinoire principale. Ca fait du bien de retrouver une grande piste. Surtout pour le quadruple saut. La glace est super, ça glisse facilement. Elle rebondit bien. Par contre, c’est vrai qu’il fait très chaud. On a connu pire aux championnats du monde par équipes à Tokyo où là c’était vraiment horrible. Ici, ça reste quand même supportable.
Avez-vous eu le temps de travailler depuis votre troisième place aux championnats d’Europe de Talinn?
On a axé la préparation sur le physique car c’était le gros point faible. La technique était bonne. On a continué à travailler l’artistique. Ca peut paraître short mais il a fallu travailler en grande densité, multiplier les programmes quitte à commettre des erreurs. Deux semaines, ça a suffi pour rétablir la barre. Je me sens prêt.
Pourquoi ne pas loger au village olympique?
On a trouvé une maison à deux minutes de la patinoire principale. C’est un choix. Lors de mes deux précédents JO, je ne me sentais pas très bien au village olympique. En 2002, j’avais 17 ans. A la base je suis quelqu’un de timide donc je ne vais pas vers les gens. Donc, je restais toujours tout seul, je ne connaissais personne. Mon entraîneur n’était pas sur place. Ce n’est pas un très bon souvenir. En 2006, c’était un peu pareil. Je ne m’attendais pas du tout à cette ambiance-là, je pensais que ça allait être plus convivial. Cette année, j’ai voulu mettre toutes les chances de mon côté.
Qu’avez-vous pensé des récentes polémiques sur les notations (un juge américain a balancé que le champion d'Europe Plushenko avait trouvé les juges trop généreux envers les éléments artistiques du programme de Joubert, ndlr)?
Qu’avez-vous pensé des récentes polémiques sur les notations (un juge américain a balancé que le champion d'Europe Plushenko avait trouvé les juges trop généreux envers les éléments artistiques du programme de Joubert, ndlr)?
Je n’ai pas eu envie de me focaliser là-dessus. On tous des points forts et des points faibles. Ce n’est pas quelque chose qui me touche personnellement. Que Plushenko parle de moi, ça me flatte plus qu’autre chose. Je suis venu ici pour me battre et ramener la médaille.
Quelle médaille?
Le but, c’est la médaille d’or. Depuis que je suis gamin, c’est l’objectif.
Il va falloir passer une bonne combinaison…
A l’entraînement j'ai passé tout à l’heure ma quad-triple. Généralement quand je passe une combinaison à l’entraînement, je la passe en compétition. Le quadruple est l’avenir du patinage. C’est incroyable. Ce saut donne l’impression de voler. Avec le nouveau système, on est très peu à la tenter sur le programme court. Pour un titre olympique c’est ça qui fera la différence.
Ressentez-vous de la pression ?
C’est bizarre parce que je ne me sens pas du tout aux JO. Je ne ressens pas le stress de 2006. Je suis bien. Comme à un championnat d’Europe ou un championnat du monde.



















