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Stade plabennecois: jamais deux sans trois

Stade plabennecois: jamais deux sans trois

FOOTBALLLe club finistérien (National) s'attaque à Auxerre en 8e de finale de la Coupe de France...
Matthieu Goar

Matthieu Goar

A Plabennec, pas besoin d’envoyer un mail au service communication pour parler au président. Il suffit d’un coup de fil au stade Kervéguen, ses 2.000 places et son tableau Veleda qui affiche les compos. Le téléphone passe de main en main, et on tombe sur le dirigeant Hervé Foll, plongé dans ses préparatifs de déplacement à la veille du 8e de finale de Coupe de France disputé à Auxerre. «Mercredi, les premiers cars de supporters partent à 6h30. Puis les joueurs prennent l’avion à l’aéroport de Brest-Guipavas. C’est sûr on aurait préféré recevoir, ça nous coûte cher.» Un premier tacle à la fédération, le président est en forme. «Bon, heureusement on partage la recette avec Auxerre. Nice nous avait même donné sa part»… Et un appel du pied à l’AJA, le Finistère s’est décidément levé du bon pied.


Les Auxerrois n’ont qu’à bien se tenir. Car l’équipe de National qui déboule à l’Abbé Deschamps mercredi a déjà étrillé deux clubs de Ligue 1: Nice puis Nancy. «En Coupe cette saison, on croit fermement à la règle du ‘Jamais deux sans trois’. On a battu Plouguerneau, Landerneau puis Concarneau, trois villes qui se terminent en Neau. Et Auxerre ne commence pas par un N mais ça ferait un troisième club de l’élite», explique Hervé Foll.

Un petit poucet qui ne s’est pas vu grandir

Drôle d’aventure pour le stade plabennecois. Très bon club amateur du nord de Brest (3 ans en CFA 2 puis 3 ans en CFA 1), il s’est retrouvé presque par hasard en National cette saison. «L’année dernière, on s’attendait à jouer le maintien et puis on a terminé deuxième», se rappelle Hervé Foll. Après la relégation administrative de Sète et un mois de juin où les dirigeants ont cravaché pour boucler un budget (800.000 euros, toujours le plus serré du National), les Plabennecois se sont hissés sur la marche du dessus. Une montée qui explique peut-être leur bon parcours en Coupe de France. «Il y a déjà des grands en National. Face à des clubs comme Reims, Evian, Amiens, Cannes ou Troyes, l’équipe s’est aguerrie», témoigne Hervé Foll qui n’a jamais vu un tel enthousiasme dans son bourg de 7.500 habitants. De retour de Nancy, après le 16e, des dizaines de supporters attendaient l’équipe à l’aéroport. De quoi se consoler du prix des billets