Robin Leproux: «On a tous honte»
INTERVIEW•Le président du PSG entend prendre les choses en main pour sortir son club de la crise...Propos recueillis par Romain Scotto
Plus question de discuter, tenter de comprendre ou excuser qui que ce soit après la nouvelle déroute parisienne à domicile face à Lorient. Robin Leproux «n'est pas un psychologue». Quand il interviendra dans les jours à venir auprès des joueurs incriminés, le président du PSG ne mettra pas les formes. L'avenir de son club en dépend.
Le PSG est 15e au classement aujourd’hui. Comment qualifiez-vous cette situation?
Je dirais qu’on est dans une situation inacceptable. Inacceptable pour tous. On a honte. Maintenant, au Paris-Saint germain, on ne peut pas baisser les bras. Il faut savoir comment on se sort de ça. Il faut se remettre tous en question. Moi le premier. Antoine, les joueurs. On va voir ceux qui ont envie de se défoncer. De s’engager beaucoup plus. D’arrêter les approximations. Je passe un cap au dessus dans l’exigence. Antoine (Kombouaré) et moi, on va se battre pour obtenir du mieux. On est dans une situation qui ne ressemble plus à rien. Plus du tout à ce qu’on attend du PSG. Il s’agit de savoir ceux qui veulent s’engager pour le PSG et ceux qui veulent continuer leur petite vie tranquille. Parce que jusqu’à maintenant, j’ai peut-être été trop sympa, trop bienveillant. On ne peut pas se laisser humilier de la sorte au Parc des Princes.
Quel sort réservez-vous à ceux qui ne pourraient pas suivre? Sachant que vous avez un effectif assez réduit...
Déjà, on a de quoi faire un groupe. C’est une faillite collective. Moi, je suis prêt à me remettre en question. Si on me dit je ne suis pas l’homme de la situation, ce n’est pas le problème. Il faut changer nos méthodes de travail. L’état d’esprit. On doit avoir une rage qu’on n’a pas trouvée pour le club, pour le maillot. Pour sortir de cette situation mathématique inacceptable.
Vous avez honte?
Bien sûr. On a tous honte. Il faut savoir comment in va réagir là-dessus. C’est une remise en question. Il faut voir qui a une vraie fierté personnelle et ceux qui s’en foutent.
Vous craigniez la réaction des supporters?
Ils ne peuvent pas accepter ce qu’on a vu de soir. Je les comprends et j’en suis le premier responsable. Je ne vais pas me planquer. On est ravis d’en avoir 35.000 qui se lèvent quand on marque des buts. Quand on perd 3-0 au Parc, il faut être capable d’accepter les critiques. Pour ceux qui aiment le foot et le PSG, on va changer notre fusil d’épaule. On a encore des objectifs. Oui, on ne va pas jouer la Ligue des champions, mais on a une Coupe, le championnat. Et on doit ramener le PSG dans une zone acceptable.
Concrètement, comment faire réagir les joueurs?
Créer un électrochoc y compris pour ceux qui sont coupables d’approximations qui nous coutent cher. Certains sont capables de faire beaucoup mieux. On a besoin de plus de mental. C‘est ça. On va voir qui a de l’orgueil personnel. Qui va répondre présent.
Vous comptez passez des entretiens individuels avec Antoine Kombouaré?
Attendez, je ne suis pas psychologue. On va se dire les choses. C’est une attente de chacun. On sait très bien que ce qu’on fait là ne nous conduit nulle part. Il faut être brutaux entre nous, pas qu’on se ménage et qu’on se dise les choses très sèchement. On ressent tous ce besoin de faire un arrêt sur image et remettre les choses à plat. C’est un moment où le président doit être près de ses joueurs. Je pense que le groupe en a besoin.



















