Toulouse ou les nombreuses raisons d'une belle résurrection

Nicolas Stival

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Si janvier fut frisquet, le ciel du TFC a connu une sacrée embellie

après un début de saison plus que maussade. Samedi au Mans (1-3), lors de la 22e journée de Ligue 1, les Toulousains (10es) ont enchaîné un sixième match sans défaite, dont cinq victoires.

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Un effectif régénéré

La trêve hivernale a fait beaucoup de bien aux organismes et aux têtes des Toulousains. « L'équipe a pu se ressourcer, explique l'entraîneur, Alain Casanova. Ensuite, on a pu travailler normalement, alors qu'en octobre, novembre et décembre, on avait enchaîné les matchs [17 au total]. Or, nous avons des joueurs jeunes qui ont besoin de beaucoup bosser. »

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Une infirmerie désertée

« A un moment donné, nous avions douze blessés », rappelle Casanova. Décimé cet automne, entre graves blessures (Cetto, Fofana...) et pépins physiques (Gignac surtout), le groupe toulousain affiche aujourd'hui presque complet. Si le poste de gardien (Pelé et Blondel absents jusqu'en mars) est encore en souffrance, les autres sont au moins doublés.

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Une rotation enfin possible

« Elle concerne tous les postes », insiste Casanova, en plein marathon de six matchs en dix-huit jours. La concurrence aussi... Mohamed Fofana est sur le banc depuis deux rencontres, alors qu'il n'avait pas raté une minute de L1 la saison dernière. Mais l'arrière central pourrait revenir dès mercredi, contre Marseille. « Par rapport au match de Guingamp [0-1, Coupe de la Ligue], il y avait cinq nouveaux joueurs au Mans [Capoue, Machado, Sissoko, Luan et Gignac]. On va continuer sur la même dynamique lors des matchs qui viennent. »

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Des individualités en forme

Trois passes décisives à Valenciennes (1-3), un but au Mans. Gignac continue à ménager ses adducteurs, mais il retrouve peu à peu la grande forme. Tout comme, à un degré moindre, Sissoko au milieu, où Didot, Capoue et Machado sont rayonnants. Après trois mois et demi d'absence pour une fracture de la clavicule, Cetto a retrouvé son brassard de capitaine et son statut de « boss » de la défense. Les ailiers Braaten (à droite), Tabanou et Luan (à gauche) sont sortis de leur léthargie, devant la « menace » Kazim.

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Kazim, la nouvelle arme

Après des débuts remarqués à Guingamp, l'international turc de 23 ans, entré à l'heure de jeu au Mans, n'a pas raté ses premiers pas en L1. Décisif sur le deuxième but, signé Gignac, il a inscrit le troisième. Sa polyvalence, sa technique et sa robustesse sont un atout supplémentaire pour le TFC. Et dire qu'après deux mois d'inactivité, l'attaquant prêté par Fenerbahçe « n'est pas encore dans une forme optimale », selon Casanova... W