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Fabien Canu: «C'est en ce moment que se jouent les médailles»
VANCOUVER 2010•A un mois de l'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Vancouver, Fabien Canu, directeur de la préparation olympique et paralympique, explique à 20minutes.fr ce qu'il attend des équipes de France...Propos recueillis par Matthieu Goar
Nommé directeur de la préparation olympique et paralympique par Jean-François Lamour en mars 2006, quelques semaines après les Jeux de Turin, l'ancien judoka Fabien Canu aborde ses premiers JO d’hiver. A un mois de la cérémonie d’ouverture, il fait le point sur les objectifs de la délégation.
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Les Tricolores avaient ramené 9 médailles de Turin en 2006. Quel est l’objectif chiffré que vous espérez atteindre à Vancouver?
Je ne tiens pas forcément à donner un chiffre précis car il peut se passer plein de choses. Mais à mon avis, on devrait ramener entre 8 et 12 médailles. Avec nos équipes, ça peut monter à 12. Mais ce qui est important dans cette délégation, c’est la densité. Nous allons sans doute sélectionner entre 108 et 110 personnes pour ces Jeux, c’est beaucoup. Les sports d’hiver français montent en puissance depuis 4 ans. Il y a de très beaux projets fédéraux qui ont été mis en place et qui sont en train de payer. Je pense par exemple à tout le travail qui a été fait au niveau du slalom féminin. Il s’est aussi passé quelque chose au moment des Mondiaux de Val d’Isère de 2009. De nombreux athlètes, notamment chez les filles, se sont rendu compte qu’ils pouvaient faire dans les 10.
Tenez-vous un discours particulier aux leaders comme Brian Joubert?
J’évite. De toute façon, vous croyez que j’ai besoin de donner des leçons à Julien Lizeroux (vainqueur du slalom de d'Adelboden dimanche et 2e de la Coupe du monde, ndlr)? Il connaît la musique. Idem pour quelqu’un comme Brian Joubert. J’ai l’impression que nous avons bien digéré le forfait de certains hommes forts comme Jean-Baptiste Grange car la force des grandes équipes est d’avoir plusieurs leaders. Et c’est le cas en France dans plusieurs disciplines comme l’Alpin, le snowboard, le biathlon ou encore le ski de fond. A un mois des JO, je suis surtout là pour leur rappeler la notion de plaisir. Ce n’est que du sport et ce n’est surtout pas le moment de se rajouter de la pression.
Peut-il y avoir des surprises?
Bien sûr. Et pourquoi pas notre équipe de curling? Je serai heureux qu’ils fassent quelque chose. Il faut de toute façon soutenir tout le monde. En ce moment, je suis à la patinoire de Cergy-Pontoise. Florent Amodio, un des sélectionnés du patinage artistique, s’y entraîne. C’est important de passer voir les athlètes. Les médailles se jouent aussi maintenant à quelques semaines des Jeux.
Quel est l’état d’esprit qui règne dans l’équipe de France?
IJe suis content de l'ambiance. On a organisé un rassemblement des athlètes et de leur encadrement en Corse avant la saison. Il y avait plus de 200 personnes et les sportifs de disciplines différentes ont passé beaucoup de temps à aller les uns vers les autres. Ca me semble le plus important. C’est exactement ce qu’on attend d’une équipe de France aux JO. Même quand son épreuve est terminée, il faut aller soutenir les autres.


















