Un premier mort sur le Dakar qui pose des questions
DAKAR•Samedi, une spectatrice est décédée lors de la première étape...Matthieu Payen (à La Rioja, Argentine)
De notre envoyé spécial en Argentine
Pour la 57e fois depuis sa création, le Dakar est endeuillé. Samedi, alors que David Casteu et Nani Roma fêtaient leur victoire lors de la spéciale d'ouverture, une jeune femme a été grièvement blessée, transportée à l'hôpital avant de décéder. 20minutes.fr revient sur les circonstances de ce drame.
Que s'est-il passé?
Sonia Natalia Gallardo a été fauchée par l'un des concurrents lors de la première spéciale conduisant le Dakar de Colon à Cordoba, dans l'est de l'Argentine. Le véhicule «Desert Warriors» piloté par l'Allemand Mirco Schultis a, selon les organisateurs, été aveuglé par la poussière de deux autres 4x4. Dans un virage, à mi-parcours, la voiture est sortie de la route heurtant cinq personnes du public. Parmi elles, une Argentine de 28 ans, immédiatement conduite dans un hôpital de Cordoba. «Elle souffrait de graves traumatismes crâniens, mais aussi à l'abdomen et au pelvis, a constaté le Dr Norbero Bursa, médecin chef de l'hôpital. Elle a subi deux arrêts cardiaques lors du transfert. Malgré les soins prodigués à son arrivée à l'hôpital, elle est décédée peu après.» Un enfant de 9 ans et un jeune homme de 24 ans ont eux aussi été transférés à l'hôpital, mais leur état est jugé stable.
Quelle sont les mesures de sécurité du public?
La police et la gendarmerie argentine sont à pied d'oeuvre tout au long de l'épreuve. En tout, 25.000 hommes sont déployés afin de veiller à ce que personne ne franchisse les barrières de sécurité, mais aussi pour grouper les spectateurs à des points bien précis, dits zones «public», au nombre de 57 pour l'ensemble du Dakar. De plus, plusieurs hélicoptères sont mis à la disposition de la course en cas d'incidents. Enfin, l'organisateur, Amaury sport organisation (ASO), mise sur la prévention, distribuant des flyers, passant des communiqués dans les journaux locaux, diffusant des messages à la radio et à la télévision afin que les habitants respectent absolument les consignes.
Qu'est-ce qui n'a pas marché?
Les spectaeurs fauchés n'étaient pas dans une zone «sécurisée». Certains membres d'ASO pointaient la fuite dans la presse locale du tracé détaillé de la spéciale. Or, cette information est normalement gardée secrète. Seules les zones «public» sont indiquées aux médias afin que les spectateurs ne s'éparpillent pas le long de la route. Samedi, de nombreux petits groupes observaient la course sans surveillance et la police assure avoir averti du danger le groupe pris dans l'accident. Au soir de l'accident, les organisateurs; ,'ont pu que continuer à marteler: «L'organisation et les autorités locales appellent à nouveau la population à la plus grande prudence et à respecter les "zones public".»



















