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Fabrice Abriel: «Je ne vais pas m'inventer un rôle parce que je suis à l'OM»

Fabrice Abriel: «Je ne vais pas m'inventer un rôle parce que je suis à l'OM»

FOOTLe milieu polyvalent de l'OM se livre avant de retrouver son ancien club, Lorient, mercredi...
Recueilli par Sandrine Dominique

Recueilli par Sandrine Dominique

Arrivé comme doublure de Lucho Gonzalez, le grand copain de Nicolas Anelka est la bonne surprise du recrutement marseillais.


Vous rencontrez Lorient mercredi, club où vous avez évolué de 2006 à 2009. C’est un bon souvenir pour vous?

Un très bon souvenir! J’ai été marqué par le jeu que prône ce club depuis des années. Faire du jeu tous les jours à l’entraînement, en match, ne pas avoir la pression du résultat mais juste la pression du jeu, ça donne certaines habitudes. Quelle équipe ne veut pas produire du jeu? Aujourd’hui, cela fait partie de mon expérience, de ma culture, c’est toujours bien de voir différentes choses. C’était un très bon passage pour moi.


Vous vous étiez particulièrement distingué l’an passé. C’est votre meilleure année avec les Merlus selon vous?

C’est la plus prolifique. J’ai marqué sept buts contre les grosses cylindrées. C’était ma manière de me jauger, de me montrer décisif face à ces équipes-là. C’était important pour moi. Alors que les deux premières saisons étaient beaucoup plus basées sur la longueur, la régularité dans la qualité, dans l’effort. Mais j’avais moins marqué. Du coup, j’avais envie de passer «ce challenge» que je m’étais fixé.


Avec votre arrivée à l’OM cet été, pensez-vous avoir franchi un nouveau cap?

J’aurai passé un cap si on est champions. Après à l’OM ce n’est pas la même intensité, il y a la Ligue des champions. La tension psychologique, la nervosité ne sont pas les mêmes non plus. Mais la chance que j’ai, c’est d’avoir enchaîné trois saisons à 38 matchs. Je sais me gérer, comment récupérer. A l’OM, je découvre surtout qu’on doit être au top à chaque match, on doit tous les gagner et être encore meilleur les matchs suivants.


L’excellence vous l’avez aussi côtoyée avec le coach lorientais, Christian Gourcuff, dont on parle beaucoup actuellement en raison des bons résultats du FCL (6e de la L1)…

C’est vrai qu’il est beaucoup plus médiatisé cette année. Il est souvent cité parmi les meilleurs entraîneurs français. C’est un juste retour du travail qu’il accomplit. Il n’y a pas de hasard. Moi en tout cas je le considère comme un des meilleurs.


Que vous a-t-il apporté?

Beaucoup de simplicité. Son travail est centré sur le collectif qui met en valeur les individualités par la suite. Mais c’est avant tout le collectif. On peut ainsi voyager sur tous les terrains avec une équipe différente, on recherche toujours cette même qualité de jeu, des automatismes. Cela permet aussi de pallier les absences de certains titulaires. C’est ce qu’on essaie aussi de mettre en place à l’OM. On a des individualités ici beaucoup plus fortes qu’ailleurs. A nous de trouver cette qualité de jeu qui nous permettra d’être dans les meilleurs clubs français, si ce n’est le meilleur.


Une méthode qui semble faciliter la réussite car beaucoup de Lorientais ce sont exportés avec succès…

Peut-être parce qu’à Lorient, ils bénéficient d’un cadre, de simplicité, d’humilité ce qui est très important dans le football pour aborder chaque match, passer d’une rencontre à une autre quand on a bien marché ou moins bien. Il y a des bases qui font qu’on se remet au travail quoi qu’il arrive, peu importe la médiatisation. Ça permet de bien voyager ensuite notamment dans les grands clubs. On ne va pas s’inventer un rôle. Ce n’est pas parce que je viens à Marseille que je vais m’inventer un rôle de grande gueule ou autre. On se fera accepter en restant soi-même.


Didier Deschamps souhaite réaliser un carton plein d’ici à la trêve. Trois matchs, trois victoires, c’est faisable?

Oui l’objectif c’est neuf points. Lorient n’est pas dans sa meilleure période même s’ils ont toujours cette qualité de jeu comme on l’a vu face à Auxerre, ça fait trois matchs qu’ils ne gagnent pas. Nous on reste sur deux victoires, on a envie de faire le plein, d’autant plus qu’il y a des concurrents qui vont se rencontrer. Si on veut faire la différence, on peut la faire mercredi pour commencer à s’installer durablement dans le haut du tableau.