Julien Escudé: «Il va falloir aller au combat»
FOOTBALL•La pression monte à Clairefontaine…M. Go.
De notre envoyé spécial à Clairefontaine
Tout beau dans son nouveau survêtement de l'équipe de France, le défenseur sévillan Julien Escudé est venu discuter avec la presse ce mardi à Clairefontaine. Serein, détrendu mais surtout attentif à ne pas se mettre trop de pression sur les épaules.
Les barrages seront à suivre en live comme-à-la-maison sur 20minutes.fr
L’équipe de France occupe-t-elle toutes vos pensées?
Oui. A un moment on a été beaucoup pris par nos clubs. Mais cela fait quelques temps déjà que l’on a nos pensées toutes tournées vers l’équipe de France. Il a d’abord fallu assurer la place pour les barrages. Ca n’a pas été évident. Cette semaine, on sent que c’est encore plus important. Il y a beaucoup de monde en conférence de presse, le téléphone sonne souvent, on est beaucoup plus sollicités par la famille ou les amis qui veulent des places pour le match retour. A nous de faire abstraction et de ne pas nous mettre une pression supplémentaire.
Dans quels secteurs du jeu redoutez-vous les Irlandais ?
Ils ont un jeu guerrier et bénéficient de l’expérience tactique de leur sélectionneur, l'Italien Trapattoni. Ils adaptent leur schéma de jeu à leurs qualités. Ils jouent avec engagement mais nous avons aussi du répondant. Ça promet une belle bataille. De toute façon, il va falloir aller au combat. Il faut jouer pour attaquer. Je n’aime pas trop l’idée de faire 0-0 au match aller et le but à l’extérieur est toujours primordial.
Craignez-vous leurs coups francs?
Ils les tirent très bien. Mais bon, on a des grands costauds. Gallas ou Abidal, il faut quand même leur passer dessus. Personnellement je préfère un marquage individuel plutôt qu’un marquage en zone. On laisse moins traîner un ballon entre deux joueurs. C’est de toute façon, un secteur du jeu que l’on va travailler à l’entraînement.
Pour éviter ces coups francs, il faudra justement ne pas trop faire de faute et bien contrôler son engagement…
C’est tout le défi. Un attaquant qui contrôle dos au but à 25 mètres, je me mets juste en opposition. Si tu fais faute, tu ramènes tous les Irlandais dans la surface, l’ambiance monte dans le stade…
Votre frère, Nicolas Escudé est un ancien tennisman professionnel (aujourd'hui capitaine de Fed cup). Comment vivez-vous tout ça?
Quand on a eu cinq ou six ans, nos parents ont voulu que nous fassions à la fois un sport collectif et un sport individuel. Le sport co’, pour apprendre les valeurs de solidarité, le tennis pour bien comprendre le sens des responsabilités. Savoir assumer ses erreurs, c’est important. J’ai gardé de ça en football et Nicolas, qui était bon en foot et suivi par des centres de formation de foot, a eu ses plus grands succès en Coupe Davis. Il sera au Stade de France pour le match retour.


















