2004 - BAR Honda 

Willis est à la conception et le style coulé du garçon est récompensé: une pole à Imola et dix podiums de plus. Sa cote remonte en flèche car le feu-follet Takuma Sato n'est encombrant qu'en essais.
2004 - BAR Honda Willis est à la conception et le style coulé du garçon est récompensé: une pole à Imola et dix podiums de plus. Sa cote remonte en flèche car le feu-follet Takuma Sato n'est encombrant qu'en essais. — REUTERS

FORMULE 1

Formule 1: une saison décoiffante

Bilan d'une saison folle jusqu'au bout…

Dans un décor de milliardaires du désert, le Grand prix d’Abou Dhabi a mis un terme à la saison de Formule 1. Petit bilan de dix mois où l'on ne s’est vraiment pas ennuyé.


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La vengeance des seconds couteaux
 

Habituée aux longs règnes, la Formule 1 était promise à un nouveau roi, Lewis Jamilton. Mais l'Anglais, à la peine au début de saison, a plié presque sans pouvoir combattre sous les coups de Jenson Button. Après avoir survolé le printemps, le Britannique avait remporté le championnat du monde dès l’avant-dernier Grand Prix il y a deux semaines au Brésil. Et dans le sillage de cet éternel futur espoir, c’est toute la Formule 1 qui voit émerger de nouvelles têtes. Comme celle de Sebastian Vettel qui devrait être l’un des grands prétendants au titre la saison prochaine. Ou encore celle du Japonais Kobayashi chez Toyota. Enfin un pilote japonais qui laisse augurer le meilleur… Blessé lors des essais du Grand Prix de Hongrie, un autre cador, Felipe Massa, fera son retour la saison prochaine.


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Des grosses écuries à la peine

 
Nouvelle aérodynamique, fin des essais privés, limitation du nombre de moteurs, mise en place du Kers... Le règlement 2009, riche en changements, a profondément contribué à chambouler la Formule 1. Une écurie comme Brawn GP, créée juste avant le début de saison sous l'impulsion de Ross Brawn, a mieux analysé ce virage et a tout remporté (titre pilote + titre constructeurs). Idem pour les Red Bull qui ont signé ce dimanche leur sixième victoire de la saison et leur quatrième doublé, affirmant leur statut de deuxième meilleure écurie. Mc Laren, Ferrari ou encore Renault ont cherché à rattraper leur retard tout au long de la saison. Un travail permanent qui a permis à Mc Laren de sortir le nez de l’eau à la fin de la saison. Ferrari a, elle, préféré se pencher sur la saison 2010 où les règlements vont continuer à évoluer. Dès l’année prochaine, les ravitaillements seront interdits en course.
 

La faillite des Français


Sébastien Bourdais viré sans ménagement de chez Toro Rosso, Romain Grosjean sans doute sur le départ après avoir remplacé Nelson Piquet Junior… Ce n’est pas cette année qu’un Français a réussi à faire sa place dans l’univers impitoyable de la Formule 1. Mais leur laisse-t-on le temps? Bourdais et Grosjean sont réputés pour leur coup de volant. Mais le premier a été écarté au bout de 9 GP cette saison et le deuxième est arrivé chez Renault alors que la marque au losange traversait la plus grosse crise de son histoire après l’affaire du crashgate. Dur.
 

Un monde de polémiques

 
Que de polémiques… Cette saison, la grogne des grands constructeurs contre les nouveaux règlements de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) a failli mener la Formule 1 à l’implosion. Les grandes écuries telles Renault et Ferrari ont finalement gagné leur bras de fer et obtenu que les changements radicaux imaginés par la FIA soient retardés. Mais il y a urgence. La Formule 1 traverse à la fois une crise d’audience et économique (après Honda, c’est BMW qui quitte la Formule 1). Des mesures d’économie s’imposent.
 

Deuxième grosse polémique de la saison: le crashgate de Renault révélée par les médias brésiliens. Viré par Renault pour son manque de résultat, Nelson piquet Junior passe à table et raconte comment Flavio Briatore lui a demandé de se mettre dans le décor lors du GP de Singapour en 2008 afin de favoriser la stratégie de l’écurie et de favoriser la victoire de Fernando Alonso. Scandale. Briatore exclu à vie de la Formule 1, la FIA choisit d’être magnanime à l’égard de Renault placée sous surveillance. Pas le moment de perdre un autre constructeur…