Revivez la 10e journée de Ligue 1 en multiplex et en live comme-à-la-maison

M.P.

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Michaël Ciani et ses coéquipiers doivent suivre le rythme du leader lyonnais.
Michaël Ciani et ses coéquipiers doivent suivre le rythme du leader lyonnais. — P. SAURA / SIPA


Le classement de la L1...


Le joueur à suivre

Nenê n’a pas qu’un nom amusant – à l’instar de ses compatriotes Kaka et Pato. Il a aussi un pied gauche qui cause bien des misères aux gardiens de Ligue 1. Ce milieu de terrain, excellent centreur – il en a produit 90 depuis le début de la saison – est devenu le weekend dernier meilleur buteur du championnat avec 7 réalisations. «C’est une surprise, une bonne surprise, confie-t-il sur le site de l'ASM. D'habitude, je suis surtout décisif par mes passes. Là, c'est l'inverse, je ne sais pas trop comment l'expliquer.» Quelle que soit la cause de cette réussite, Monaco en profite pleinement et pointe en quatrième place, entre Bordeaux et Marseille, comme au bon vieux temps.

La non-phrase de la semaine


«On va à Marseille pour gagner». Robin Leproux a certes de grandes ambitions pour le PSG, mais pas une grande gueule. Les temps ont changé et les discours policés ont pris la place des phrases assassines. «On va leur marcher dessus, l’OM va vivre l’enfer», tonnait Arthur Jorge en 1992. «J’ai l’impression que les Marseillais n’aiment pas les Parisiens, mais comme il semble qu’il y ait une réciprocité...», osait encore Bernard Mendy en 2004. Cette année, il a fallu se contenter de Grégory Coupet: «On va rencontrer une équipe fabuleuse avec un effectif de dingue et un coach que j’apprécie.» Pour un peu, il se ferait tatouer «Droit au but» sur le bras.

La stat qui fait mal


On épargne Grenoble cette semaine pour se tourner vers le match Nice-Lyon. Les Azuréens ne l’ont pas emporté sur les Lyonnais depuis la saison 1995-1996. Pour vous donner un ordre d’idée, Olmeta gardait alors les buts de l’OL. Depuis, les deux équipes se sont affrontées 17 fois en Ligue 1 et les Niçois ont perdu à 11 reprises. Et les derniers résultats des deux équipes tuent presque le suspens. Certes, l’OL s’est fait surprendre à Sochaux le weekend dernier, mais sa prestation face à Liverpool en Ligue des champions (victoire 2-1) a rassuré. Les Niçois n’ont eux en mémoire que leur lourde défaite face à Lorient (4-1). Autant dire que la cote des hommes de Didier Olle-Nicolle est faiblarde, même au Stade du Ray.

L'équipe à suivre


Montpellier n’en fini plus de surprendre. Deuxième, à égalité de points avec l’OL, le promu donne du fil à retordre aux cadors. Après sa défaite contre Marseille lors de la 6e journée, suivie d’une élimination en Coupe de la Ligue, nombreux pensaient que la chance du débutant passerait. Trois matchs et trois victoires plus tard, Montpellier ne fait plus rire. Pourtant, Louis Nicollin, inénarrable président du club, reste prudent: «On n'est pas des enfants. On sait très bien que deuxième, ce n'est pas notre place.» C’est vrai que Loulou, on la lui fait pas.

Le résumé anticipé de Marseille-PSG

Le Vélodrome est en fusion. Santos Mirasierra a enfilé son plus beau T-Shirt «Paris, on t’en…» et tient en main un énorme haut-parleur. Soudain, Grégory Coupet pénètre sur la pelouse tout sourire et salue les Marseille Trop Puissant d’un geste amical. Niang s’en aperçoit et lui demande d’arrêter la provocation: «Mais je ne les provoque pas, assure l’ancien Lyonnais. C’est vraiment un public fabuleux avec des slogans de dingue et une style que j’apprécie.» Le match débute dans une atmosphère débonnaire. Mathieu Valbuena jette un regard sur le banc de touche après chaque dribble réussi: «Est-ce que le coach m’a vu? Est-ce que le coach m’a vu?» Côté parisien, Claude Makelele enchaîne tranquillement les ippons au milieu de terrain. Soudain, le «traître» Edouard Cissé, passé à l’ennemi après un détour stambouliote, se rebiffe et assène au milieu parisien un tacle digne de ceux de Di Meco. Bilan: double fracture tibia-péroné pour «Make». «Je fais mon boulot correctement. Je suis un milieu de terrain. Il y a toujours des fautes à ce poste», se justifie Cissé. Le Parisien sort sous les quolibets, exclu. Le match se termine sur ce triste score de 0-0. Un nul qui ne satisfait pas Robin Leproux. «La prochaine fois, on les battra. Peut-être», menace-t-il. Grégory Coupet, lui, enlève ses gants pour signer quelques autographes: «Rendez-vous le 28 février. Je vous aime. Greg.»