Peguy Luyindula: «On peut marquer des buts en douceur»

INTERVIEW Gentiment méchant, l'attaquant parisien est venu se confier auprès de la presse, à quatre jours d'OM - PSG...

Propos recueillis par Mathieu Goar

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L'attaquant du PSG, Peguy Luyindula (à gauche), lors d'un match de championnat face à Nancy, le 3 octobre 2009.
L'attaquant du PSG, Peguy Luyindula (à gauche), lors d'un match de championnat face à Nancy, le 3 octobre 2009. — F.Fuentes/REUTERS

Peguy n'a jamais aimé les questions à la con. «Moi je suis venu parce qu'il fallait le faire mais je m'en serai  bien passé. C'est pas que je vous déteste mais je n'aime pas parler quand je n'ai rien à dire», précise-t-il avec le sourire. Un méchant tacleur, ce Peguy? Non, Luyindula est un tendre qui aime caresser le cuir et qui regardera Zurich-OM mercredi soir «si mes filles m'y autorisent». Dans ces cas-là, inutile de préciser que l'international se fout comme de ses premiers protège-tibias de la victoire de Lyon à Liverpool  («Je ne l'ai pas vue»).  Dimanche soir, animateur d'une attaque parisienne toujours moribonde, il sera par contre obligé de trimballer ses dribbles chaloupés au Vélodrome. Un stade qu'il connaît bien pour y avoir joué en 2004-2005. Pas de quoi stresser «keep cool» Peguy…

Défait à Toulouse (0-1), cette affiche est-elle l'occasion de relancer le PSG?
Oui. Ce match peut nous relancer. On aurait préféré l’aborder avec plus de points. Mais on doit faire avec. Ce serait par contre une mauvaise idée de se mettre la pression. Il faut au contraire l’évacuer. Dans le groupe, nous n’en parlons d’ailleurs pas plus que ça.

En quoi ce match est-il encore à part?
Je ne pourrai pas me prononcer car je ne fais pas du tout attention à ce qui se dit autour de moi. Pour nous les joueurs, c’est un moment exaltant car il y a beaucoup d’ambiance. Par contre je n’ai pas beaucoup de souvenirs des OM-PSG du passé. Une fois qu’un match est terminé, il faut tourner la page.

Comment expliquez-vous les difficultés actuelles du PSG?
La qualité de notre jeu est bonne. On était bien parti, on a gagné des matches en marquant beaucoup de buts, et puis on a eu un petit frein. Il faut que ça reparte. Est-ce que ce sera un déclic, c'est prématuré de le dire. Dans le foot, ça va et ça vient. On a été freiné dans l'enchaînement des victoires qu'on faisait, pas par rapport à la qualité du jeu. Il y a eu des matchs durs à digérer comme quand Lyon revient à 1-1 au Parc ou le match contre Nancy. Ça nous aurait fait quatre points en plus mais c’est prématuré de dire que le match contre Marseille est déjà couperet. Il y aura beaucoup d’autres rencontres à jouer par la suite. Le  coach nous a dit de faire un peu plus. Si faire un peu plus, c’est marquer le but en plus, je suis d’accord avec lui.

La blessure de Guillaume Hoarau est un nouveau coup dur pour l’attaque parisienne? Comment allez-vous jouer dimanche?
Oui c’est un joueur important. Nous essayons de lui remonter le moral. Pour l’instant je ne sais de toute façon pas si Erding sera apte dimanche. Ni si je jouerai.

Le PSG manque-t-il de niaque pour marquer des buts?
J’ai l’impression de ne pas comprendre la question. On peut parfaitement marquer des buts en douceur.

Quelques mots sur l’OM?
C’est une équipe qui sait rebondir et qui peut être redoutable sur un terrain. Mais je ne suis pas vraiment sûr de regarder leur match de Champion’s league. On verra si mes filles m’y autorisent.