Lyon ne craint pas la surcharge

Stéphane Marteau

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A partà Paris (1-1), Gomis a toujours gagné en L1 avant ou après un match européen.
A partà Paris (1-1), Gomis a toujours gagné en L1 avant ou après un match européen. — A. REAU / SIPA

La leçon semble avoir été retenue. Si l'OL a été dépossédé de son titre de champion de France la saison dernière, c'est en partie pour ne pas avoir su gérer la transition entre les matchs de Ligue des champions et de Ligue 1, et réciproquement. Au total, les Lyonnais n'ont engrangé que 23 points sur 48 possibles en 2008-2009. Ils ont surtout été moins performants lors des rencontres qui ont suivi les joutes continentales (2 succès, 4 nuls et 2 défaites). Certains éléments majeurs avaient fait de la Coupe aux grandes oreilles un objectif prioritaire et l'élimination contre Barcelone fut à ce titre très mal vécue. « On aurait dit que l'OL avait fait le tour de la L1. On a perdu le fil conducteur alors que le championnat doit rester la priorité absolue », confiait Claude Puel il y a quelques semaines au quotidien Le Progrès.

L'état d'esprit manifesté par les partenaires de Sidney Govou depuis le début du présent exercice ne peut que réjouir l'entraîneur lyonnais qui a pourtant dû composer ces dernières semaines avec un effectif décimé par les blessures. Ses joueurs ont jusqu'à présent parfaitement maîtrisé l'enchaînement Europe-championnat. A l'exception du nul obtenu au Parc des Princes face au Paris-SG (1-1), quatre jours après le duel remporté face à la Fiorentina (1-0), les Lyonnais ont remporté toutes les rencontres ayant précédé ou suivi une rencontre de C1. Leurs principaux rivaux, Bordeaux et Marseille, ne peuvent pas en dire autant. Les Girondins ont cédé ce week-end leur fauteuil de leader après avoir subi leur première défaite de la saison à Saint-Etienne (3-1). Quant aux Marseillais, ils ont enregistré face à Monaco (1-2) leur troisième revers de rang toutes compétitions confondues. W