Les anciens de 98 croient aux chances des Bleus, moins en Domenech

FOOT Mêmes joueurs taclent encore...

A.P.

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Raymond Domenech lors d'une conférence de presse à Paris, le 1er octobre 2009.
Raymond Domenech lors d'une conférence de presse à Paris, le 1er octobre 2009. — AFP PHOTO / BORIS HORVAT

A la différence du chevreuil ou de la gallinette cendrée, la chasse au Raymond Domenech est ouverte toute l’année, mais de préférence avant un match des Bleus (qui affrontent les Féroé samedi à Guingamp). Dans son édition de lundi, Le Parisien a tendu le fusil aux anciens de 98 pour savoir ce qu’ils pensaient du sélectionneur actuel. Sans surprise, on retrouve les snippers de service: Christophe Dugarry, Robert Pires, Emmanuel Petit. Egalement interrogé, Laurent Blanc prend bien soin de dégager en touche et de ne surtout rien dire. Youri Djorkaeff et Bernard Lama, eux, ne tirent pas sur l’ambulance à défaut de la soutenir.

Comme le résume bien le titre du quotidien, les anciens «croient à la qualification, pas en Domenech». En bon détracteur officiel, Dugarry glisse le tacle le plus appuyé. «A la place de Domenech j’aurais fait le contraire de tout ce qu’il a entrepris depuis le début ? Il a tout fait à l’envers», charge le consultant de Canal +. Robert Pires préfère, lui, l’ironie. «Domenech mérite ce poste, surtout après l’Euro 2008», raille le joueur de Villareal quand lui demande s’il fait toujours confiance au patron des Bleus. Pires se demande aussi ce qu’attend Raymond Domenech pour rappeler son copain, Patrick Vieira. «C’est le taulier du groupe… On ne peut pas s’en passer même s’il joue moins».

«La France a souvent eu des problèmes mais elle s’en sort. En général…»

Malgré leur amour modéré pour le personnage, aucun de ses détracteurs n’ose évoquer un départ de Domenech si près de la fin des qualifications pour la Coupe du monde 2010. «Virer Domenech à deux matchs de la fin serait revenu à se tirer une balle dans le pied», ne peut que constate un Emmanuel Petit plutôt optimiste «après les matchs contre la Roumanie et la Serbie».

Sur les six interrogés, seul Bernard Lama n’écarte pas l’idée de voir les Bleus rester à quai. «Je ne suis pas profondément optimiste. La France a souvent eu des problèmes mais elle s’en sort. En général…» L’ancien gardien du PSG est bien placé pour savoir qu’une qualification n’est jamais acquise, peu importe le nom et la valeur des joueurs. En 1994, c’est devant sa télé qu’il a regardé le Mondial américain.

Et vous, qu’en pensez-vous? Est-ce que vous aussi, vous croyez aux chances des Bleus, moins en celles de Domenech?